Prévention vasculaire secondaire : AVK ou AOD en première intention, un choix au cas par cas, dit la HAS

Par
Charlène Catalifaud -
Publié le 14/06/2018

La Haute Autorité de santé (HAS) a actualisé ses recommandations de bonne pratique de 2014 portant sur la « prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire (AIT) », à la suite de la décision du 7 juin du collège de la HAS.

Cette actualisation porte sur le traitement spécifique après un infarctus cérébral ou un AIT associé à une fibrillation atriale non valvulaire paroxystique ou permanente.

Deux points ont été mis à jour. La nouvelle synthèse stipule ainsi d'une part que « lors de l’instauration du traitement anticoagulant, un antivitamine K (AVK) ou un anticoagulant oral direct (AOD) peut être prescrit en première intention » et, d'autre part, que « le choix entre ces deux familles d’anticoagulants sera fait au cas par cas en tenant compte notamment du risque hémorragique, de l’âge et du poids, de la fonction rénale, de la qualité prévisible de l’observance, de la capacité du patient à suivre le degré d’anticoagulation pour les AVK et de la préférence du patient après une information adaptée ». Ces deux mises à jour bénéficient du niveau de recommandation « Accords d'experts ».

Initialement publiée en 2008 par la HAS avec pour objectif d’améliorer la prise en charge des patients ayant eu un infarctus cérébral ou un AIT afin notamment de réduire le risque de récidive, cette recommandation avait été suspendue en 2011 « en raison d’une faiblesse de forme dans la gestion des liens d’intérêts ». Une nouvelle version avait ensuite été publiée en juillet 2014 puis mise à jour en février 2015.


Source : lequotidiendumedecin.fr