Pilules : des experts internationaux critiquent la France

Publié le 18/04/2013
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Crédit photo : AFP

Dans une tribune publiée par le groupe du British Medical Journal, 26 spécialistes gynéco-obstétriciens européens et nord-américains critiquent la position adoptée par la France au sujet des pilules de 3e et 4e générations suite à l’alerte lancée en début d’année. Pour ces experts, les autorités sanitaires « se sont senties obligées de réagir sous la pression », et pour qui « cette crise a porté préjudice à tous, spécialement aux femmes ».

Ces experts soulignent que « le risque de mort d’un accident thrombo-embolique est faible », et que « le surrisque de décès d’une femme prenant une pilule moderne est de 1 sur 100 000, ce qui est inférieur au risque associé à des activités courantes comme le cyclisme ».

Manque de données, études controversées

La solidité des études sur lesquelles s’appuie la France pour lancer l’alerte ne fait pas consensus. « Actuellement, les données manquent ou bien sont controversées », indiquent ces spécialistes pour qui « des études prospectives, bien contrôlées et additionnelles sont nécessaires ».

Pour les auteurs de la tribune, le plus important est « d’éviter de prescrire des contraceptifs oraux combinés aux femmes présentant des risques élevés de thrombose veineuse ». Les femmes présentant un facteur de risque (obésité, tabagisme, antécédents familiaux, maladie cardiaque) « devraient se soumettre à une évaluation personnelle et être conseillées de manière appropriée », en s’appuyant notamment sur les recommandations de l’OMS.

Journal of Family Planning and Reproductive Health Care, publication en ligne.

 Dr I.D (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr