Les États-Unis lancent un plan d’élimination de certains antibiotiques dans l’élevage

Publié le 13/12/2013
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Crédit photo : AFP

Après le cri d’alarme lancé par le CDC américain (Center for Diseases Control) au mois de septembre dernier, les États-Unis ont dévoilé un plan pour éliminer l’usage de certains antibiotiques dans l’élevage. « Nous savons qu’un usage étendu des antibiotiques dans la production animale peut contribuer à la résistance antimicrobienne et que cette résistance à d’importantes conséquences pour la santé publique », a souligné lors d’une conférence de presse téléphonique Michael Taylor, responsable des produits vétérinaires à la FDA (Food and Drug Administration). Et « cette stratégie est un pas important pour répondre à la résistance antimicrobienne », a-t-il affirmé.

Certains antibiotiques sont utilisés depuis longtemps dans les aliments et l’eau consommés par les bovins, les volailles et les porcs pour accroître la production de viande tout en utilisant moins d’aliments. « Il est important d’utiliser les antibiotiques seulement quand ils sont médicalement nécessaires », souligne la FDA.

Appel à un engagement volontaire

Pour mettre en œuvre cette stratégie, la FDA demande à l’industrie des produits pharmaceutiques vétérinaires de modifier les conditions d’utilisation de ces antibiotiques afin qu’ils ne puissent plus être utilisés pour améliorer la production de viande. De plus, ces antibiotiques ne pourront plus être vendus en OTC et leur utilisation en cas de maladie des animaux d’élevage sera soumise à la prescription d’un vétérinaire.

La FDA appelle à un engagement volontaire des producteurs de médicaments vétérinaires dans les trois prochains mois. « La FDA s’appuie sur la coopération volontaire de l’industrie pharmaceutique pour entreprendre ces changements car nous pensons que cette approche est le moyen le plus rapide d’atteindre notre objectif », a expliqué Michael Taylor.

La représentante démocrate de New York Louise Slaughter, seule microbiologiste du Congrès et très engagée sur la santé publique, a regretté l’absence « d’un mécanisme contraignant pour faire appliquer ces changements » estimant que la stratégie choisie était une « réponse inadéquate à la surutilisation d’antibiotiques à la ferme ». L’élue a proposé un texte de loi qui protégerait huit classes d’antibiotiques, limitant leur usage strictement pour soigner des personnes et des animaux malades.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE

Source : lequotidiendumedecin.fr