L’ANSM réaffirme sa volonté de voir diminuer l’utilisation des amalgames au mercure

Publié le 12/12/2014
1418394686572567_IMG_143931_HR.jpg

1418394686572567_IMG_143931_HR.jpg
Crédit photo : PHANIE

Suite à la réunion de la commission de prévention des risques du 23 octobre 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réaffirme sa volonté de voir diminuer de façon importante l’utilisation des amalgames à base de mercure dans le cadre du traitement de la carie dentaire. À ce titre, l’agence précise dans une note les recommandations à respecter lors de l’utilisation des amalgames dentaires.

Ces derniers ne doivent pas être utilisés chez des patients ayant des antécédents d’allergie au mercure avérés et identifiés par des tests épicutanés. Ils sont en outre contre-indiqués chez les patients dont le rein est fragilisé par des antécédents d’atteinte de leur fonction rénale.

Fortement déconseillés chez la femme enceinte

Il existe également un certain nombre de cas dans lesquels les amalgames au mercure doivent être employés avec précaution. Ainsi, l’usage d’amalgames dentaires doit être évité chez les femmes enceintes, et les amalgames ne doivent pas être utilisés au contact direct ou indirect d’éléments en alliage de métaux précieux, d’ancrage en laiton doré ou de lésions lichénoïdes. Enfin, il est fortement déconseillé de recourir aux amalgames pour restaurer une dent temporaire ou pour blanchir des dents. L’ANSM précise cependant que les amalgames ne sont pas des contre-indications à l’allaitement.

L’agence rappelle également les règles de bonnes pratiques à respecter au cabinet dentaire (conditionnement, précaution en cas de fraisage et de repolissage...) ainsi que les mesures de traçabilité et de surveillance.

Damien Coulomb

Source : lequotidiendumedecin.fr