L’ANSM propose des aides à la prescription des NACO

Publié le 21/01/2014
NACO

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Dans son dernier bulletin « Vigilances » daté de janvier 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé met à disposition des professionels de santé des tableaux téléchargeables afin d’aider les prescripteurs à s’approprier l’usage des nouveaux anticoagulants oraux (NACO).

La mise au point de l’ANSM

Les nouveaux anticoagulants par voie orale ( NACO ), Pradaxa ( dabigatran ), Xarelto ( rivaroxaban ) et Eliquis ( apixaban ), ont un mécanisme d’action différent de celui des antivitamines K ( AVK ) mais sont utilisés dans un même objectif, celui de traiter et prévenir la survenue d’accidents thromboemboliques .

Pour chaque indication, la dose et le nombre de prises quotidiennes diffèrent selon l’anticoagulant. Ces différents facteurs de variabilité sont source d’erreurs médicamenteuses. Pour rappel, les erreurs dans le cadre de la prise en charge des patients traités avec des médicaments anticoagulants font parties des « événements qui ne devraient jamais arriver en établissements de santé » ou encore appelés «  Never Events  ».

Des cas d’erreurs et de risque d’erreur ont été rapportés au guichet erreurs médicamenteuses de l’ANSM avec les NACO : les plus fréquents sont des cas d’erreur de prescription et d’administration. Ces erreurs sont en lien avec la complexité des indications et des posologies différentes en fonction de la population traitée (âge, fonction rénale). Le profil de ces erreurs est donc différent de celui observé avec les AVK pour lesquels les erreurs rapportées sont majoritairement liées à des confusions avec d’autres spécialités (par exemple avec Nébivolol ou Lisinoprildu fait de la similitude des comprimés quadrisécables en forme de trèfle).

Contrairement aux AVK , les NACO ne nécessitent pas de surveillance biologique de routine mais ils nécessitent une surveillance de la fonction rénale régulière. Ils doivent être prescrits avec précaution chez le sujet âgé. Une attention particulière est nécessaire chez les patients traités simultanément par des médicaments de l’hémostase notamment un antiinflammatoire non stéroïdien , y compris l’acide acétylsalicylique , un antiagrégant plaquettaire ou autres anticoagulants.

Nathalie Grené (ANSM)

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Cliquer sur le tableau pour l'agrandir (Source : ANSM).

La rédaction

Source : lequotidiendumedecin.fr