Héroïne afghane et VIH, mortel mélange

Publié le 30/11/2011

LONGTEMPS, le SIDA n’a pas existé en Russie. Officiellement en tout cas. Jusqu’à ce dépistage massif en 2001, qui a révélé d’énormes pics de prévalence, en Sibérie notamment, sur la route qu’emprunte l’héroïne afghane. En 2006, lors du G8 à Saint-Pétersbourg, Poutine change de braquet et multiplie par trente le budget alloué à la lutte contre le VIH. Aujourd’hui, il existe 110 centres SIDA dans le pays, seuls lieux de distribution des antirétroviraux. Un malade sur cinq est sous traitement (gratuit, éventuel dessous-de-table mis à part).

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