« La logistique suit plus ou moins. Les différents laboratoires se débrouillent seuls, sans grande coordination dans un contexte de tension sur les réactifs. Nous arrivons toujours à passer commande et à être livrés, mais il n’y a pas de fabricants en Europe! Nous sommes à la merci des marchés chinois et américains. Si les États-Unis décident de préempter tous les tests disponibles, nous serons en difficulté. Actuellement, la tension est surtout palpable sur le petit matériel, et en particulier les petits écouvillons. Nous avons commencé à fabriquer nous-mêmes des écouvillons maison que nous mettons dans un liquide fabriqué selon la formule de l’agence générale des équipements et produits de santé (AGEPS), dans des tubes à vis. »
Pr Jean-Michel Pawlotsky, chef du service de bactériologie et virologie à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP) de Créteil
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Pr Caroline Robert (oncologue) : « Fabriquer en quelques semaines un ARN spécifique d’une tumeur est un progrès technologique énorme »
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