Face aux agressions à répétition, les urgences de Saint-Antoine (AP-HP) en grève illimitée

Par Martin Dumas Primbault
Publié le 18/03/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
Urgences

Urgences
Crédit photo : Phanie

Ras-le-bol. Victime d'agressions à répétition, le personnel des urgences de l'hôpital Saint-Antoine (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) entame à partir de ce lundi 18 mars une grève illimitée à l'initiative de trois syndicats (CGT, FO et SUD).

Depuis le début de l'année, cinq agressions ont eu lieu dans ce service de l'hôpital de l'Est parisien. La plus violente remonte au 13 janvier. Un patient avait alors agressé deux infirmiers et une aide-soignante entraînant une incapacité temporaire de travail (ITT) de huit jours pour chacun d'entre eux.

« Il est grand temps que l'agressivité et la violence dont nous faisons l'objet soient reconnues », témoigne auprès du « Quotidien » une infirmière du service pour qui l'agression du 13 novembre a été l'événement déclencheur. « Il n'y a pas assez de médecins et de personnel pour accueillir tout le monde », explique-t-elle, « donc les patients attendent parfois très longtemps et cela crée de la frustration ».

« La politique de fermeture de lits que mène l'AP-HP surcharge les urgences de patients », analyse de son côté Aurélie Jochaud, infirmière à l'hôpital Saint-Antoine et secrétaire locale de la CGT.

Caméras de surveillance

Le personnel réclame donc des moyens humains supplémentaires pour faire face à la demande et une revalorisation financière. Les syndicats exigent la titularisation des agents en CDD, le remplacement systématique des absences et une prime de 300 euros pour chacun des membres du service.

La sécurisation des locaux fait aussi partie des revendications. SUD demande la présence 24 heures sur 24 d'un agent de sécurité et l'installation de caméras de surveillance dans le service.

Les personnels des urgences participeront à la journée de mobilisation et de grève nationale du 19 mars.


Source : lequotidiendumedecin.fr