Avastin/Lucentis : le syndicat de la médecine générale alerte le président de la République

Publié le 07/04/2014
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Crédit photo : PHANIE

Le syndicat de la médecine générale (SMG) a décidé d’adresser une lettre ouverte au président de la République pour demander notamment que le décret d’application de la loi du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale ne soit plus retardé, afin de permettre la prescription d’Avastin dans le traitement de la DMLA.

« Dans les circonstances graves que vit la France, il paraît impensable de gaspiller en pure perte quelque 400 millions d’euros par an », explique-t-il. Le syndicat enjoint le chef de l’État à user de son « autorité pour mettre fin aux manœuvres d’obstruction visant à retarder depuis plus d’un an la sortie du décret » autorisant les RTU (recommandations temporaires d’utilisation) pour motif économique.

Le syndicat souhaite l’abrogation « sur le champ sa circulaire du 11 juillet 2012 interdisant l’usage de l’Avastin comme substitut au Lucentis ».

Préparation ophtalmique

Parmi ses autres revendications, la saisie de l’Autorité de la concurrence pour ouvrir une enquête « sur le soupçon d’entente illicite entre les groupes Roche et Novartis, en vue de bloquer la mise en marché de l’Avastin sous forme de préparation ophtalmologique ». SMG rappelle que l’Autorité italienne de la concurrence a déjà infligé aux deux groupes une amende record de 180 millions d’euros, sur le même dossier.

« La seule solution acceptable est désormais celle qui réduira effectivement le prix de ce médicament à sa vraie valeur : le vingtième de son prix actuel », conclut le syndicat. En préambule, le syndicat avait indiqué : « Maîtriser les dépenses de santé ne peut reposer sur les seuls soignants : faut-il encore que l’administration y mette du sien, que les politiques jouent leur rôle d’aiguillon ».

Le 10 mars dernier le ministère de la Santé a affirmé avoir transmis au Conseil d’État le texte du décret autorisant les RTU pour motif économique. Il indiquait aussi qu’une enquête de l’Autorité de la concurrence était en cours.

Dr L. A.

Source : lequotidiendumedecin.fr