Covid-19 : les patients asthmatiques doivent poursuivre leur traitement de corticoïdes inhalés, alertent les pneumologues de l’association Asthme et Allergies.

Par
Elsa Bellanger -
Publié le 17/03/2020

Crédit photo : PHANIE

Dans le contexte de propagation du Covid-19, les patients asthmatiques ne doivent pas arrêter leur traitement de fond, à base de corticoïdes inhalés, « afin de maintenir un bon contrôle des symptômes », avertissent les pneumologues de l’association Asthme et Allergies.

Alors que des messages circulent sur le risque d’une infection grave au Covid-19 lié à la prise de cortisone, ces professionnels estiment qu’il s’agit d’une « affirmation à relativiser chez le patient asthmatique ».

« Les personnes asthmatiques n’ont pas plus de risques d’être contaminées par le Covid-19 que le reste de la population à condition que l’asthme soit bien contrôlé, rappelle l’association. En revanche, elles ont davantage de risques de développer des complications respiratoires en cas de contamination ».

Un nécessaire contrôle des symptômes

Si les données disponibles sur le taux de mortalité du Covid-19 font état d’un risque accru chez les patients insuffisants respiratoires ou BPCO et chez les asthmatiques, les pneumologues soulignent qu’« aucune donnée n’est disponible sur le niveau de contrôle des symptômes d’asthme de ces patients avant l'infection par le coronavirus ». Or, poursuivent-ils, « on sait que le bon contrôle des symptômes limite les risques de présenter une poussée inflammatoire d'asthme en cas d'infection virale ».

En cas de symptômes (toux, gêne respiratoire et fièvre), les patients sont invités à prendre l’avis de leur médecin « avant de débuter un traitement de cortisone par voie orale ». En cas de contact avec une personne atteinte du Covid-19, une surveillance des symptômes s’impose. L’apparition des symptômes, chez les patients asthmatiques, justifie un appel au SAMU (15).

L’association rappelle également la disponibilité de son numéro vert « Asthme & Allergies Infos Service », le 0800 19 20 21, pour répondre aux questions et inquiétudes des patients.


Source : lequotidiendumedecin.fr