Gravir l'Everest, le projet d'une interne en réa pour soutenir la recherche

Par
Pascal Thomeret -
Publié le 25/07/2020

Crédit photo : Julien Laurent

« J'aimerais gravir l'Everest et soutenir la recherche médicale », ainsi commence la première page du site d'Hélène Drouin, interne en anesthésie-réanimation, à Dijon. La jeune femme de 27 ans, y raconte son parcours d'étudiante mais aussi ses défis, notamment sportifs. Et de haut niveau.

En huitième année de médecine et en deuxième année de spécialisation en anesthésie-réanimation, Hélène a toujours eu le goût pour la recherche, pour la science. Après plusieurs stages en hôpital, la jeune Lyonnaise, via l'EdILB (École de l'INSERM Liliane Bettencourt), a intégré quelque temps l'unité de recherche médicale INSERM 1052 du Pr Zoulim, à Lyon, spécialisée en virologie et cancérologie du foie.

Une cause qui lui tient à cœur

Son stage lyonnais puis son expérience récente en réanimation Covid furent un déclencheur chez Hélène bien décidée depuis à combiner ses passions que sont la médecine et la recherche et les défis sportifs pour une cause qui lui tient à cœur : « Tenter l'ascension du mont Everest en mai 2021 et reverser une partie des fonds de sponsors et dons reçus à l'UMR [unité mixte de recherche, NDLR] du Pr Zoulim. » 

Les défis sportifs lui vont bien. Elle n'en est pas à son premier fait d'armes. Marathons, transjurassiennes, transvercors (ski de fond), triathlons, alpinisme... Les sportifs de haut niveau l'inspirent et elle partage avec les lecteurs de son site des entretiens vidéo sur leurs performances. Égalant les meilleurs, « la fille des montagnes » est une alpiniste aguerrie, aime gravir les sommets, de plus en plus hauts... Des performances, un dépassement de soi « indispensables » à son équilibre, pour son travail en réa. 

« Je ne vibre jamais autant »

Depuis son premier glacier, à l'âge de 11 ans, la « Savoyarde » par sa mère n'a de cesse de s'émerveiller « devant la majesté des montagnes ». Que ce soit sur les cimes alpines, dont les plus mémorables Mont-Blanc et Mont-Rose, en Suisse, « je ne vibre jamais autant que quand je suis au-dessus des nuages », insiste l'interne. En 2018, c'est du haut des 7 130 mètres du pic Lénine, au Kirghizistan, « sans oxygène », qu'elle a pris goût pour les plus hauts sommets. Il était une évidence pour la jeune carabin de tenter l'ascension du toit du monde, l'Everest. 

« Il faut faire de la vie un rêve et faire d'un rêve une réalité », la citation de Pierre Curie clôt la page d'Hélène. Alors comme l'ont fait en 1953 le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay, elle souhaite faire de son rêve une réalité en gravissant la plus haute montagne sur Terre (8 848 mètres) en mai 2021, juste 68 ans après les deux hommes. Si elle rassemble les fonds nécessaires à son projet, son expédition réussie entre Népal et Tibet fera de la jeune interne en anesthésie-réanimation la douzième Française à réussir l'exploit.

Pascal Thomeret

Source : lequotidiendumedecin.fr