Une prime pour les aides-soignants des EHPAD « pour 2019 », promet Agnès Buzyn

Par Sophie Martos
- Publié le 09/01/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
buzyn bourdin

buzyn bourdin
Crédit photo : BFM/RMC

Invitée ce mercredi sur « RMC/BFM TV », la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé réfléchir à une « prime à des équipes ou à des personnes méritantes » dans le cadre de la réforme de la fonction publique prévue en 2019. Aujourd’hui, il y a « 1,2 million de fonctionnaires dans la fonction publique hospitalière. Il faut réfléchir à une attractivité des carrières (..) Peut-être ne faut-il pas augmenter le salaire de tout le monde mais réfléchir à reconnaître certaines pénibilités ou engagement particulier », a-t-elle expliqué.

Sans attendre, elle a annoncé « pour 2019 » l'engagement « d'une prime pour les aides-soignants dans les EHPAD » dont le montant reste à déterminer, et qui sera discutée avec les partenaires sociaux. Une mesure concrète qui vise à répondre à la crise des EHPAD à l'hiver 2017. « Je trouve qu'aujourd'hui la pénibilité dans ce travail au sein des EHPAD et des personnes très âgées et très dépendantes doit être reconnue. On voit qu'il y a un manque d'attractivité de ces professions », justifie-t-elle.  

Reste à charge zéro, CMU-C contributive

Agnès Buzyn est revenue aussi sur l'imbroglio autour de l'évolution des tarifs des mutuelles dans le cadre de la réforme du reste à charge zéro. En décembre, l'exécutif avait fermement recadré les assureurs et les mutuelles sur ce dossier, redoutant l'effet dévastateur d'une forte hausse de cotisations en plein mouvement des Gilets jaunes. « Je me suis fâchée parce que les mutuelles s'étaient engagées à ne pas augmenter leurs tarifs sur la réforme du reste à charge zéro. (...) Certaines mutuelles ont justifié leur hausse de tarifs en disant "nous prenons en compte la réforme du gouvernement". J'étais hors de moi parce que leur engagement était qu'en aucun cas la réforme – vu ce que ça leur coûte sur trois ans par rapport aux 34 milliards de ressources – ne justifie une hausse de prix. »

Néanmoins, elle a admis que le « coût de la santé augmente » et précisé ne pas être en mesure d'« empêcher une hausse des tarifs ». Elle a du moins salué l'effort des complémentaires santé pour neutraliser la hausse 2019 des contrats souscrits par les personnes les plus précaires, autrement dit les contrats « d'entrée de gamme » qui concernent « plusieurs millions de personnes » aux ressources modérées. 

Enfin, la ministre a précisé que dès novembre, un million de personnes pourront accéder à la nouvelle CMU-C contributive (né de la fusion de la CMU-C et de l'ACS), annoncée dans le cadre du plan anti-pauvreté. L'aide à la complémentaire santé (ACS), marquée par un taux de non-recours supérieur à 50 %, sera intégrée à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) avec une participation financière « de moins d'un euro par jour ».