Soignants en souffrance : la région Ile-de-France s'engage avec l'association SPS

Par
Loan Tranthimy -
Publié le 28/11/2018
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Crédit photo : PHANIE

Développer les partenariats avec les régions pour mieux prendre en charge les soignants en souffrance : c'est l'un des objectifs que se fixe l'association Soins aux professionnels en santé (SPS), créée il y a trois ans. Son appel a été entendu par l'Ile-de-France, première région à lui tendre la main avec la signature d'une convention.

Pour Cédric Arcos, directeur général adjoint du conseil régional francilien, ce partenariat « unique et concret » s'insère dans un projet politique global de santé visant à rendre le territoire attractif aux professionnels de santé. « À travers des actions de long terme sur les logements pour les jeunes soignants ou encore les transports, mais aussi des actions à court terme pour aider les soignants à se sentir mieux, c'est un signal fort que nous souhaitons leur envoyer », a-t-il expliqué ce mercredi.

Soutien financier

Dès la semaine prochaine, le 5 décembre, la région Ile-de-France va accueillir dans ses locaux le 4e colloque national de l'association SPS intitulé « prévenir la vulnérabilisation des professionnels de santé ».

Pour 2019, elle a voté un budget de 100 000 euros pour financer à la fois la plateforme d'appel créée par SPS depuis 2016 – plus de 3 000 appels reçus en deux ans dont 1 000 appels en provenance de l'Ile-de-France – et les formations des soignants sous la forme d'ateliers autour de la prévention (gestion du stress, hygiène de vie, prévoyance, alimentation…). « L'objectif est de former environ 2 000 professionnels de santé », précise Catherine Cornibert, pharmacienne et coordinatrice des actions de SPS.

La région n'écarte pas la possibilité de participer à la création de la future « maison des soignants », un projet que promeut le Dr Eric Henry, président de l'association SPS. « Nous sommes en train de chercher une surface de 200 m2 dans Paris intra-muros », explique le généraliste d'Auray, ancien président du Syndicat des médecins libéraux (SML). « Cet endroit sera un lieu d'accueil, une oasis où les soignants pourront se retrouver pour échanger sans jugement, avec bienveillance. »


Source : lequotidiendumedecin.fr