À Lille, Martine Aubry, excédée, mouche Agnès Buzyn et Nicole Belloubet  [Video]

Par
Sophie Martos -
Publié le 25/02/2019
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Crédit photo : DR

C'est ce qu'on appelle se faire passer un savon. En visite le 22 février à Lille pour l'inauguration du centre national de ressources et de résilience au CHRU, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ont été sèchement recadrées par la maire socialiste de la capitale des Flandres, Martine Aubry. Cette dernière les accuse de ne pas avoir été prévenue à l'avance de leur arrivée dans la région, ont révélé nos confrères de « La Voix du Nord » et de « 20 minutes ».

L'ancienne ministre de l'Emploi et de la Solidarité du gouvernement Jospin ne dissimule pas son exaspération. « On ne prévient pas l'ancien monde dont je suis. Je suis maire de Lille et présidente du CHRU. Je n'ai pas été prévenue de votre visite sauf hier soir par le préfet, ce que je trouve quand même inacceptable, accuse-t-elle d'un ton glacial. Je vous le dis comme je le pense ».

Martine Aubry fustige au passage la piètre gestion des manifestants, composés de gilets jaunes et de personnels hospitaliers, qui attendaient devant le CHRU. « J'ai été ministre de la Santé, je n'ai pas fait une visite sans qu'il y ait des manifestants. Je n'ai jamais fait charger la police. Ce n'est pas vous mais je trouve que ça s'est passé mal (...) Je pense que les gens étaient là pour vous accueillir correctement », regrette-t-elle. 

 

Après cette première salve de reproches, les ministres subissent une deuxième pluie de critiques sur le manque de communication du gouvernement envers les élus locaux.

« Il n'y a pas un ministre qui nous appelle ! Très franchement le mépris des élus (...) Je n'ai jamais été dans une commune – quand j'étais numéro 2 du gouvernement – sans prévenir le maire et lui demander si ça lui allait (...), tacle-t-elle. Personne ne nous appelle, mais ce n’est pas grave, c'est comme ça en permanence avec ce nouveau gouvernement et après on nous parle de République et de démocratie… »


Source : lequotidiendumedecin.fr