Lamine Gharbi (FHP) : « Le plan hôpital nous laisse un peu de côté »

Par
Martin Dumas Primbault -
Publié le 06/12/2019

« Torsions sociales », « tensions salariales » et « difficultés à renouveler ses investissements »… Avec un quart des cliniques dans le rouge, le secteur privé hospitalier n'est pas épargné par la crise, alerte Lamine Gharbi. Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) réclame au gouvernement une hausse des tarifs de 1 % pour 2020 afin de retrouver de l'air et se prémunir de la contagion du malaise hospitalier.

Crédit photo : DR

LE QUOTIDIEN : L’hôpital public traverse une crise historique. Comment vont les cliniques ?

LAMINE GHARBI : La situation est contrastée. Une clinique sur quatre est en déficit. Nous avons connu une liquidation judiciaire par mois en 2019. C’est préoccupant. J'y vois le résultat d’une baisse constante de nos budgets, spirale enrayée cette année par Agnès Buzyn. Mais après une baisse des tarifs de quasiment 10 % sur dix ans [en cumulé, NDLR], ce n’est pas la hausse de 0,5 % en 2019 qui va nous permettre de rétablir une situation économique dévastée.

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