Face aux attaques personnelles, Touraine évoque sa colère et son émotion

Publié le 17/03/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

La ministre de la Santé a vivement dénoncé le 17 mars au soir les attaques personnelles dont elle a fait l’objet dans le cadre des débats autour du projet de loi santé.

« Il y a des choses que je comprends mal, c’est le ton sur lequel certaines contestations sont portées », a déclaré Marisol Touraine lors de la présentation de sa réforme devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. « Je ne vois pas ce que nos débats ont à gagner à des formulations qui sont d’une violence, je le dis, d’une violence qui me sidère », a-t-elle lancé, évoquant « certains mails d’une virulence digne d’une époque que l’on croyait révolue ». « Si un responsable gouvernemental se permettait le dixième, le centième de la virulence des propos qui sont tenus à mon égard, on dirait qu’il perd le nord », a-t-elle souligné.

Colère et émotion

« Je ne me suis pas exprimée là-dessus jusqu’à présent. Je le fais ce soir parce que parfois la coupe est pleine », a poursuivi Marisol Touraine, très émue. « Il y a des moments où il n’y a pas eu que de la colère. Il y a aussi eu une forme d’émotion », a-t-elle ajouté. « J’ai le droit en tant que personne, en tant que femme, en tant que ministre au respect comme toute personne a droit dans ce pays », a-t-elle dit sous les applaudissements de membres de la commission.

« J’ai beau être décrite comme froide et glaciale et imperméable à tout ce qui se dit, à tout ce qui s’écrit, je ne suis ni imperméable, ni sourde ni aveugle sur ce qui circule, se dit et se fait dans les manifestations », a dit la ministre souvent attaquée avec violence ces derniers mois par les professionnels de santé hostiles au projet de loi.

« Et lorsque ça gagne le Parlement je dois dire que j’en suis estomaquée même si je prends acte des excuses qui me sont portées », a-t-elle ajouté en allusion à un tweet du député UMP de la Marne, Arnaud Robinet, l’assimilant à une « MST ».

Avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr