Au CHU de Besançon, toutes les infirmières des urgences en arrêt maladie

- Publié le 25/06/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
illustration greve infirmieres

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Crédit photo : S. Toubon

Comme les soignants des urgences de Lariboisière (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) au début du mois, les infirmières des urgences de Besançon ont décidé de se mettre en arrêt maladie pour faire entendre leurs difficultés.

Les cinq infirmières des urgences du CHU de Besançon sont donc en arrêt maladie pour épuisement. Elles n'ont pas pris leur service ce lundi soir. « Au service d'accueil des urgences, toutes les infirmières qui devaient travailler [dans la nuit de lundi à mardi, NDLR] ont été arrêtées par leur médecin pendant 15 jours », a indiqué le syndicat SUD.

La direction a trouvé « quatre infirmiers dans l'hôpital pour les remplacer », à l'accueil de nuit à partir de 20 h 45, a précisé Florent Uzzeni, responsable syndical SUD. « Pour lundi soir, ils ont trouvé une solution mais pour demain ? Après-demain ? », a-t-il demandé, soulignant que les remplaçants n'étaient pas habitués au service des urgences. « Les équipes sont épuisées : sous-effectif, augmentation de la charge de travail, manque de moyens, non-reconnaissance de la politique d'austérité », liste le syndicat.

Nouvelle mobilisation le 2 juillet

Toujours selon ce dernier, « le service des urgences du CHU, qui accueille 90 cas médicaux graves et de polytraumatisés par jour », est en grève depuis six semaines. « Un poste d’infirmière a été supprimé et les équipes revendiquent du personnel supplémentaire pour faire humainement face à la charge de travail, ainsi qu'une profonde réorganisation du service. »

Un mouvement de grève dans les urgences des hôpitaux, démarré à Paris à la mi-mars, touche 130 établissements dans toute la France, selon le collectif Inter-Urgences. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis de débloquer 70 millions d'euros, notamment pour financer des primes. Cet effort est jugé insuffisant. Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation à Paris le 2 juillet.