Le Cytotec (misoprostol) ne sera plus distribué en France à partir du 1er mars 2018, car Pfizer, le laboratoire qui le fabrique, cessera alors de le commercialiser. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), pour préparer la suite et éviter une rupture de l’offre de soins, a réuni les acteurs concernés (professionnels de santé, ordres professionnels, associations de patients et instances sanitaires).
Le but ? « Définir les mesures à mettre en œuvre pour garantir l’accès des femmes à des médicaments sûrs, adaptés aux indications thérapeutiques concernées et bien utilisés ». Pour parvenir à cet objectif, un groupe de travail constitué de professionnels de santé et d’associations de patientes commencera à se réunir avant la fin de l’année 2017.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui avait souligné les problèmes de certaines utilisations du Cytotec (par voie intravaginale, et lors du déclenchement des accouchements surtout), s’était engagée à « faire en sorte qu’il n’y ait pas de rupture », notamment grâce à l’augmentation de production des alternatives pour l’IVG (Gymiso et Misoone), et à l’arrivée sur le marché français d’un nouveau médicament pour le déclenchement des accouchements.
Les gynécologues du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) s’étaient défendus de tout mésusage du Cytotec, pointant un manque d’alternative, en particulier en cas de fausse couche et d’IMG du second trimestre.
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