Erreurs médicamenteuses : huit mesures pour les prévenir

Par
Charlène Catalifaud -
Publié le 20/12/2018
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Crédit photo : S. Toubon

Entre 2013 et 2017, plus de 12 000 erreurs médicamenteuses ont été signalées. Elles peuvent être dues à des erreurs de la part des professionnels de santé (erreur de prescription ou de délivrance) ou bien des patients eux-mêmes (erreur d'administration). « Sur ces signalements, 60 % ont entraîné un effet indésirable dont la moitié considérés comme graves », souligne l'ANSM. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement concernées (deux tiers des signalements).

Comment prévenir ces erreurs évitables ? Un plan d'actions en huit points vient d'être élaboré, à l’issue d'une journée d'échanges et de réflexions qui a réuni médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers et patients. Organisée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Collège de la médecine générale (CMG), celle-ci s'est déroulée le 28 novembre dernier.

L'ANSM et le CMG proposent ainsi huit mesures concrètes :

• Intégrer la gestion des erreurs médicamenteuses à la formation initiale et continue, que ce soit pour les médecins, les pharmaciens ou les infirmiers ;

• Apporter une aide méthodologique aux équipes de terrain engagées dans une démarche d'identification des erreurs médicamenteuses ;

• Organiser un concours au cours du second semestre 2019 afin de favoriser le développement d'outils numériques utiles à la déclaration et à l'analyse des erreurs médicamenteuses ;

• Réaliser des documents d'information et des actions de communication pour sensibiliser professionnels de santé et grand public ;

• Renforcer l'accompagnement des patients après une hospitalisation grâce notamment à une fiche de conciliation regroupant les informations nécessaires au suivi du traitement ;

• Valoriser l'usage du dossier pharmaceutique afin de mieux partager les informations de prescription et de délivrance des patients et d'optimiser leur suivi ;

• Organiser une session plénière sur les erreurs médicamenteuses lors du congrès du CMG qui aura lieu du 4 au 6 avril à Paris ;

• Organiser une journée, à l'automne 2019, sur le thème de la surconsommation des médicaments et la déprescription.

L'ANSM et le CMG soulignent « la nécessité d’un partage d’information et d’une démarche concertée, globale, avec une sensibilisation de chacun des acteurs de la chaîne ».


Source : lequotidiendumedecin.fr