Le Dr Jean Leonetti, un « modéré » numéro deux des Républicains

Par
Anne Bayle-Iniguez -
Publié le 18/06/2018
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Crédit photo : AFP

Le Dr Jean Leonetti a été nommé par Laurent Wauquiez, patron des Républicains, remplaçant de Virginie Calmels, limogée dimanche de son poste de vice-présidente déléguée. « Après consultation de l’équipe dirigeante, Laurent Wauquiez, président des Républicains, nomme Jean Leonetti, maire d’Antibes et président du Conseil national, vice-président délégué des Républicains », annonce un communiqué lapidaire.  

La nomination de l'ancien praticien hospitalier, cardiologue de 69 ans, intervient après une séquence houleuse entre Laurent Wauquiez, partisan d'une ligne dure, et sa numéro 2, proche d'Alain Juppé, qui avait publiquement critiqué un tract de LR titré « Pour que la France reste la France ».

Fondateur des Humanistes

L'élection en décembre de Laurent Wauquiez à la tête de LR a provoqué une crise au sein d'un parti constitué à l'origine pour fédérer les forces de la droite. L'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand avait quitté LR le lendemain de l'arrivée aux affaires du nouveau patron ; Alain Juppé a aussi pris ses distances avec sa formation politique.

Combien de temps Jean Leonetti restera-t-il numéro 2 de LR ? Les convictions politiques de celui qui fut longtemps vice-président du Parti radical sont loin d'être similaires à celles de Laurent Wauquiez.

Le médecin est l'un des fondateurs des « Humanistes », mouvement politique lancé en 2011, alors qu'il était ministre délégué aux Affaires européennes de François Fillon. L'objectif était alors de donner une voix à la droite modérée au sein des Républicains et de combattre la montée en puissance de députés qui défendaient la manière forte sur les thèmes de la sécurité et de l'immigration. 

Ancien conseiller santé de François Fillon pendant la campagne présidentielle (après avoir soutenu Alain Juppé), le député-maire d'Antibes, très impliqué dans les questions d'éthique et de santé, est connu pour être le coauteur de la loi sur la fin de vie qui porte son nom. Il est opposé à la généralisation du tiers payant, qu'il a combattu à l'Assemblée nationale au moment des discussions sur la loi Touraine (2016). 


Source : lequotidiendumedecin.fr