Luc Ferry fait la leçon aux médecins... qui répliquent sur Twitter

Par Stéphane Long
Publié le 01/10/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

« Un médecin se vante d’ignorer ce que signifient les NBIC. Honnêtement, il ferait mieux de retourner à la fac ou de changer de métier. » Le tweet publié mardi par Luc ferry (@FerryLuc) n’est pas passé inaperçu auprès des médecins fréquentant le réseau social.

Ils ont été nombreux à répliquer dans la foulée, agacés par le ton péremptoire de l’ex-ministre de l’Éducation nationale. On peut être un bon médecin et ignorer la signification de l’acronyme NBIC (qui signifie « nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives ») lui ont répondu les praticiens. « Vous confondez la recherche médicale et la pratique médicale » ajoutait @NyjohLeBarjot, pris à parti personnellement par l’universitaire. « Barjot vous va bien en effet, et ne pas savoir ce que sont les NBIC est le plus sûr moyen d’envoyer ses patients ad patres... » tweetait avec provocation Luc Ferry.
 

Pas vraiment échaudé par les dizaines de tweets qui l’interpelaient, il relançait la polémique : « Tant que nos médecins ignoreront les nouvelles technologies NBIC nous serons en danger. La formation continue est un devoir pas un luxe ! » L’universitaire renvoie les médecins à la lecture des livres de Laurent Alexandre et de Guy Vallancien sur la médecine du futur.

Provocation ou franc parler ?

Pas vraiment une manière de calmer les twittos. Ignorant, arrogant, prétentieux, ridicule… Les qualificatifs pleuvent sur l’universitaire, qui surenchérit quelques heures plus tard : « Cette collection de réactions outrées enracinées dans une ignorance totale de la technologie des NBIC est un vrai document de travail… Assez perdu de temps à tweeter, je retourne au travail ! [...] Salut et merci, y compris pour les insultes débiles : toujours instructif ! »

Habitué au franc parler sur Twitter, Luc Ferry n’en est pas à son premier esclandre sur le réseau social. À propos de l’œuvre d’Anis Kapoor exposée à Versailles, il évoquait, en juin dernier, « un Himalaya de laideur, de bêtise et de vulgarité », « une pure merde pour cons prétentieux ». Vous avez dit con prétentieux ?


Source : lequotidiendumedecin.fr