Leader de la prise de rendez-vous en ligne, Doctolib lève 18 millions d’euros

Publié le 13/10/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

Vendredi au séminaire médical des cliniques Médipôle Partenaires à Toulouse, samedi au congrès de la Société française d’ORL... Stanislas Niox-Chateau, président fondateur de Doctolib, ne ménage pas sa peine pour évangéliser les praticiens à la prise de rendez-vous en ligne.

Leader sur ce secteur, avec quelque 5 000 professionnels de santé à son carnet d’adresses, Doctolib vient d’annoncer, mardi 13 octobre, une nouvelle levée de fonds d’un montant de 18 millions d’euros auprès d’Accel, fonds de capital-risque international, notamment investisseur chez Facebook, Dropbox, Spotify et BlaBlaCar.

Les investisseurs historiques de Doctolib (le fonds Kerala Ventures - Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur et ancien P-DG de PriceMinister, Bertrand Jelensperger, cofondateur et P-DG de Lafourchette), participent également à l’opération, précise un communiqué. Ils sont par ailleurs rejoints par Nicolas Brusson, cofondateur de BlaBlaCar. La start-up parisienne facture ses services 100 euros par mois.

600 nouveaux cabinets utilisateurs tous les mois

« Les cabinets adoptent notre solution au rythme de 600 par mois », vante Stanislas Niox-Chateau dont l’entreprise équipe également quelque 100 hôpitaux publics et cliniques. Spécialiste de la prise de rendez-vous sur le Web, le jeune dirigeant de 28 ans n’en est pas à son coup d’essai dans le secteur puisqu’il est créateur de Balinea.com (spa et salons de coiffure) et investisseur, via un fonds, dans Lafourchette (site de réservation dans les restaurants).

« Un tiers de nos clients sont des chirurgiens ou anesthésistes, un autre tiers est composé de généralistes, 25 % sont des dentistes, explique le jeune entrepreneur. De 30 à 50 % des prises de rendez-vous de nos praticiens sont effectués via Doctolib et chez 15 % d’entre eux, plus de 50 % sont effectués sur le Net. »

Solution déployée sur le cloud, Doctolib (gérable depuis un portable, un PC et une tablette) nécessite une sécurisation du transit des données. « Nous travaillons avec un hébergeur agréé et travaillons en lien avec l’Ordre des médecins pour que tout soit dans les règles », dit Stanislas Niox-Chateau.

La levée de fonds opérée mardi, la troisième en deux ans, doit permettre à Doctolib (120 salariés) d’embaucher d’ici à 12 mois une centaine de nouveaux collaborateurs, en province, notamment afin de démarcher les médecins au plus près. « Nous voyons tous les praticiens en face à face car chaque solution doit être personnalisée. Le cabinet possède-t-il un secrétariat ? Comment peut-on organiser différemment les prises de rendez-vous ? »

L’entreprise revendique un gain de productivité multiplié par deux chez son client et une réduction de 75 % des rendez-vous non honorés, grâce, entre autres à des SMS de rappel. Doctolib envisage de déployer son offre dans le reste de l’Europe pour atteindre « le plus rapidement possible » les 100 000 praticiens.

Guillaume Mollaret

Source : lequotidiendumedecin.fr