Intelligence artificielle : une stratégie nationale pour janvier, la santé au menu

Par Sophie Martos
- Mis à jour le 08/09/2017
Edouard Philippe

Edouard Philippe
Crédit photo : S. Toubon

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a confié officiellement ce vendredi l'élaboration de la « stratégie nationale sur l'intelligence artificielle » à Cédric Villani, député LREM et mathématicien médaillé Fields, et à Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du numérique.

Au musée du Conservatoire des Arts et Métiers, dans un décor évoquant les innovations du XXIe siècle, Édouard Philippe, accompagné de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a retracé les enjeux « considérables » liés à l'intelligence artificielle. Le marché est estimé entre « 5 et 10 milliards » d'euros dans un « avenir proche ».

La santé, domaine phare

L'IA va percuter le marché du travail. Certains métiers vont disparaître, l'organisation du travail sera modifiée tout comme le champ de la formation. La sécurité des données sera une des clés. « Il faut savoir comment prévenir les ingérences comme le piratage », a résumé Édouard Philippe. Les questions éthiques seront au premier plan. « À partir de quand l'intelligence artificielle devient-elle autonome, vivante ? », interroge le Premier ministre.

Pour cette mission, Cédric Villani devrait procéder à quelque 200 auditions. La stratégie détaillera les axes de travail, leviers d'action, domaines prioritaires, applications possibles… Et dans ce chantier, la santé trouvera toute sa place, a assuré Édouard Philippe. « L'intelligence artificielle offre de nombreuses applications notamment dans la médecine prédictive, la sécurité et l'aide à la décision », a-t-il souligné.

Chercheurs, industriels, start-uppeurs…

Un premier travail #FranceIA a été réalisé sous le quinquennat Hollande entre janvier et mars 2017. 17 groupes ont planché et une soixantaine de propositions d'actions ont été balisées (éducation à l'IA, stratégie industrielle et économique en lien avec la recherche…). Édouard Philippe a précisé que la France avait de « nombreux atouts » dont « 270 start-up en croissance constante », 5 300 chercheurs spécialistes de ces technologies et un tissu industriel solide avec des entreprises comme Thales ou Sanofi.