« La cour administrative d'appel de Nancy a enjoint le 16 juin au CHU de Reims de prendre une décision concernant Vincent, qui respecte les droits qui lui sont octroyés par le code de la santé publique. Le CHU avait 3 mois pour se conformer à l'arrêt. Il ne l'a pas fait », rappelle François Lambert, neveu de Vincent Lambert dans un communiqué adressé à la presse. En conséquence, François Lambert qui souhaite comme l'a demandé la Cour, une reprise de la procédure de consultation d'experts pouvant mener à l'arrêt des soins de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis un accident de la route en septembre 2008, vient de lancer une procédure contre le CHU de Reims.
« J'ai fait une demande d'astreinte (1 000 euros par jour de retard), qui a été transférée par la Cour au Conseil d’État », précise-t-il.
La décision de suspendre la procédure, en juillet 2015, revenait dans les faits à une « décision d'abandon de la procédure collégiale » de consultation d'experts, avait estimé en mai dernier le rapporteur public de la cour administrative d'appel de Nancy. Toute en reconnaissant qu'il « n'y aura jamais de sérénité dans cette affaire », il avait demandé la reprise de la procédure. Après confirmation de la décision, le CHU de Reims avait décidé de s'y conformer et de ne pas se pourvoir en cassation.
Dépistage génétique préconceptionnel : l’Académie de médecine en faveur de son ouverture en population générale
Aurore Bergé : « Une bulle de protection pour les victimes de violences sexistes et sexuelles en santé »
En Allemagne, un médecin en soins palliatifs condamné à la prison à vie pour le meurtre de 15 patients
Aide active à mourir : après le troisième rejet du texte par le Sénat, dernier vote des députés le 15 juillet