Bilan des cancers en 2017 : la survie s'améliore pour la plupart des tumeurs solides

Bilan des cancers en 2017 : la survie s'améliore pour la plupart des tumeurs solides

Fabienne Rigal
| 04.07.2018
  • cancer

L’Institut national du cancer (INCa) présente dans son rapport annuel une mise à jour des connaissances sur les cancers et la cancérologie en France. L'institut en avait déjà révélé certaines données en mars, en insistant sur le risque attribuable à l’alcool.

L’INCa estime à 399 626 le nombre de nouveaux cas en 2017 en France métropolitaine (214 021 hommes et 185 605 femmes) et à 150 303 le nombre de décès (84 100 hommes et 66 203 femmes). « Chez l’homme, l’incidence "tous cancers" a augmenté régulièrement entre 1980 et 2005 puis a diminué jusqu’en 2010 et tend à se stabiliser depuis. La mortalité masculine par cancer a régulièrement diminué depuis 1980 (de façon accélérée à partir des années 1990). Chez la femme, l’incidence augmente depuis 1980 mais un ralentissement de cette augmentation est observé depuis 2005. Le taux de mortalité féminine par cancer standardisé diminue régulièrement depuis 1980 », est-il indiqué. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme, devant le cancer du poumon (le plus meurtrier), puis le cancer colorectal. Chez la femme, le cancer du sein est le plus fréquent (et aussi le plus meurtrier), devant le cancer colorectal et le cancer du poumon.

L’INCa ajoute que « sur la période 2005-2010, la survie nette à 5 ans des tumeurs solides, standardisée sur l’âge, varie de 9 % (pancréas) à 93 % (prostate) chez l’homme et de 10 % (pancréas) à 97 % (thyroïde) chez la femme ».

Diagnostic précoce et progrès thérapeutiques

Une amélioration de la survie nette standardisée sur l’âge à 5 ans est observée pour la plupart des tumeurs solides diagnostiquées entre 1989 et 2010, à l’exception des cancers du col de l’utérus et de la vessie. Dans le premier cas, la diminution de la survie est paradoxalement attribuée à un recours plus important au dépistage qui sélectionne les cancers les moins agressifs. Dans le second, une modification de la classification histopathologique des tumeurs de la vessie pourrait être l'explication. Cette amélioration générale est liée à une plus grande précocité des diagnostics et aux progrès thérapeutiques.

Les facteurs de risque et de protection

L’INCa présente ensuite les principaux facteurs de risque. Il souligne que « parmi les 35-69 ans, le tabac est responsable de 58 % des décès par cancer chez l’homme et de 20 % chez la femme » et qu’« en 2015, 27 894 cancers sont attribuables à l’alcool en France, soit 8 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancers », ce qui en fait le deuxième facteur de risque.

Concernant l’alimentation et l’activité physique, « les facteurs de risque évitables importants sont : la consommation d’alcool, l’excès de viandes rouges et de charcuteries, la faible consommation de fruits, de légumes et de fibres, le surpoids et l’obésité, l’insuffisance de pratique d’activité physique ». Et à propos de l’environnement, « les liens (…) font l’objet de nombreuses études. Pour un grand nombre de facteurs environnementaux le lien avec le cancer est aujourd’hui mal connu, insuffisamment étudié et difficilement quantifiable. Certains d’entre eux sont prouvés : radon, pollution atmosphérique, radiations ultraviolets, pesticides arsenicaux, amiante, etc. D’autres sont toujours en cours d’investigation. »

Les différents dépistages

À propos du dépistage organisé du cancer du sein, le taux de participation était de 50,7 % en 2016, avec un taux de cancers détectés par le programme de 7,4 ‰ femmes dépistées sur la période 2013-2014. Pour le cancer colorectal, le taux de participation était de 33,5 % en 2016-2017 (soit + 4,9 points par rapport à la période 2015-2016). La participation est plus élevée chez les femmes, et augmente avec l’âge. Le taux de positivité en 2016-2017 était de 4,5 %.

Enfin, à l’échelle nationale, entre 2010 et 2014, 61,2 % des femmes âgées de 25 à 65 ans ont réalisé un frottis cervico-utérin. Le programme de dépistage organisé des cancers du col de l’utérus sera déployé au plan national en 2018.

L’INCa a aussi présenté des données sur les soins en cancérologie sur le territoire, sur la vie pendant et après un cancer et sur l’organisation de la recherche.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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