L'agence régionale de santé Bretagne a annoncé ce mardi la fermeture de la maternité de Guingamp (Côtes-d'Armor), qui sera remplacée par un centre périnatal à compter de février 2019.
Le suivi pré- et postnatal des mères et des nouveau-nés (consultations de gynécologie, d’obstétrique, de pédiatrie et de sages-femmes) sera toujours assuré, contrairement à l'accouchement. Les parturientes devront se rendre à Lannion ou Saint-Brieuc, à 30 minutes de route.
« Les autres suivis gynécologiques (prescription de contraception, action de prévention, etc.) continueront d’être réalisés par l’hôpital de Guingamp, a précisé la tutelle. Il en va de même pour la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses. »
Pénurie médicale
L'ARS explique sa décision par une baisse « significative » des naissances (de 651 en 2012 à 506 en 2016) et par la pénurie médicale en anesthésie et en pédiatrie, spécialités pour lesquelles « la couverture médicale de la maternité de Guingamp reste fragile ». « Elle nécessite même, pour l’anesthésie, un recours fréquent à l’intérim médical, qui n’a pourtant pas vocation à constituer une solution pérenne, compte tenu des enjeux de qualité et de sécurité qui s’attachent à la naissance », écrit par voie de presse la tutelle.
La veille de l'annonce officielle de l'ARS, les élus locaux étaient déjà sur le qui-vive.
Maternité de Guingamp. Les élus "entrent en résistance" https://t.co/SXp9Cg4b36 pic.twitter.com/9pIpFZjLrG
— Ouest-France 22 (@OuestFrance22) 21 mai 2018
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