Un cerveau plus sensible à la douleur qu'on ne le croyait

Un cerveau plus sensible à la douleur qu'on ne le croyait

Damien Coulomb
| 09.02.2018
  • cerveau

    Un cerveau plus sensible à la douleur qu'on ne le croyait

Au moment de servir à Paul Krendler (incarné par Ray Liotta) un bout de son propre cerveau en guise de plat de résistance, Hannibal Lecter (joué par Anthony Hopkins) explique à une Clarice Starling médusée que « le cerveau en lui-même ne souffre pas ». S'il lit « le Quotidien » depuis sa cachette, le Dr Lecter va pouvoir mettre ses connaissances à jour : le cerveau éprouve de la douleur, et même un peu plus qu'on ne le pensait, à en croire les résultats d'une étude française parue dans « Brain ».

Les connaissances actuelles sur les douleurs intracrâniennes proviennent principalement d'observations faites au cours de procédures chirurgicales réalisées sur des patients éveillés. Il était globalement admis que les zones capables d'émettre des signaux douloureux se limitent à la dure-mère, aux vaisseaux sanguins qui irriguent cette dernière. La pie-mère et les vaisseaux cérébraux étaient quant à eux considérés comme insensibles à la douleur. Ces notions sont remises en question par le travail des chercheurs de l'équipe équipe INSERM « Douleur trigéminale et Migraine », du CHU de Nice.

Une douleur brève et intense

Ils ont procédé à des observations chez des patients opérés pour une résection de tumeur cérébrale. Des stimulations mécaniques (pression, étirement ou aspiration) ont été effectuées sur des structures intracrâniennes au cours de ces craniotomies sur patients éveillés. Le patient devait indiquer sur un dessin représentant sa tête, le lieu où les manipulations avaient lieu au cours de l'opération.

Un total de 93 événements douloureux a été signalé par 53 patients, dont 44 subissaient une résection d'une tumeur supra temporale gauche, et 9 résections d'une tumeur supra-temporale droite, soit une moyenne de 1,8 événement douloureux par patient. La totalité des douleurs signalées étaient localisées par le patient du côté où la stimulation était faite. Ces douleurs étaient toujours décrites comme étant brèves et aiguës, et elles s'arrêtaient en même temps que la stimulation.

Pour 30 de ces événements, la douleur a été causée par la stimulation de la dure-mère au niveau de la base du crâne, ou de la faux du cerveau. Dans 61 autres cas, les patients ont ressenti une douleur lors de la stimulation de la pie-mère, ou de petits vaisseaux cérébraux, localisés dans le lobe temporal (19 événements), frontal (25), pariétal (4) ou insulaire (13 événements). Les sensations étaient toujours repérées dans le cortex visuel primaire.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add

En visite à l'hôpital Henri-Mondor, Agnès Buzyn promet de recentrer les urgences sur leur mission

buzyn samu

Après avoir rassuré les syndicats de médecins urgentistes, Agnès Buzyn a fait de même ce vendredi sur le terrain à l'occasion d'une visite... 3

Pour l'OMS, l'épidémie d'Ebola en RDC n'est pas une « urgence de santé publique de portée mondiale »

ebola

À l’issue d'une réunion tenue ce matin, le comité d'urgence du règlement sanitaire international de l'organisation mondiale de la santé (OMS... 2

Vers la fin de l'obligation vaccinale en Italie ? Le futur gouvernement s'y prépare

Vent debout contre l’euro, l’Europe, la grande vitesse Lyon-Turin et la vaccination obligatoire. Pour le moins, le Mouvement 5 étoiles... 5

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter