Coup de pouce au numerus clausus : 8 205 étudiants (+1 %) admis en deuxième année en 2018

Coup de pouce au numerus clausus : 8 205 étudiants (+1 %) admis en deuxième année en 2018

Sophie Martos
| 03.01.2018
  • Numerus Clausus

    Coup de pouce au numerus clausus : 8 205 étudiants (+1 %) admis en deuxième année en 2018

Le numerus clausus est une nouvelle fois en hausse, certes modeste pour 2018, et il dépassera le seuil symbolique des 8 000 places pour la seconde année consécutive ! Exactement 8 205 candidats pourront être admis en deuxième année de médecine à l'issue de l'année universitaire – contre 8 124 en 2017, soit une augmentation de 1 %. L’arrêté fixant le nombre de places pour chaque faculté a été publié en ce sens au « Journal officiel » le 29 décembre (voir tableau ci-dessous).

Au total, ce sont donc 81 postes supplémentaires qui ont été accordés par les ministères de tutelle (Santé et Enseignement supérieur) contre 448 en 2017. 

Aucune baisse !

Douze facultés (sur 39) enregistrent une hausse du nombre de places pour accueillir les carabins en P2. Si l'on analyse les chiffres publiés, le gouvernement a décidé cette année d'augmenter le nombre de médecins formés dans trois grandes villes – à Lyon (+15), Aix-Marseille (+10) et Montpellier (+8) – mais aussi dans des territoires plus ruraux, à Limoges (+4), Saint-Étienne (+5) ou aux Antilles (+10).

Autre point majeur : les 27 autres facultés affichent une stabilité de leur numerus clausus par rapport à 2017, ce qui signifie qu'il n'y a aucune baisse. 

En revanche, le nombre de candidats aux études médicales a bondi cette année. Selon les statistiques de l'administration universitaire francophone et européenne en médecine et odontologie (AUFEMO), 59 753 étudiants se sont inscrits cette année en première année commune aux études de santé (PACES) contre 58 627 l'année précédente, soit plus de 1 100 jeunes supplémentaires. Le taux de réussite pour accéder directement en deuxième année de médecine devrait ainsi se limiter à 13,7 %. 

354 places réservées aux expérimentations

Les diverses expérimentations d'alternative à la PACES (dites « modalités particulières d'admission dans les études de santé ») qui ont démarré en 2010 dans plusieurs UFR montent en charge cette année : 92 places supplémentaires ont été créées pour ces voies parallèles. Au total, 354 postes seront répartis entre 12 UFR (Angers, Auvergne Clermont-Ferrand, Grenoble Alpes, Paris-V, Paris-VII, Paris-XIII, Poitiers, Rennes-I, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg et Tours) contre seulement 262 en 2017.

Les facultés de Grenoble et Rennes proposeront pour la première fois de telles expérimentations. Il existe à ce jour trois modèles : AlterPACES, PluriPASS (Angers) et la licence sciences pour la santé (Rouen, Clermont-Ferrand). Les places prévues mais non pourvues par le jury « sont reportées au bénéfice de la voie ouverte à l'issue de la première année commune aux études de santé », peut-on lire dans l'arrêté.

Le ministère de l'Enseignement supérieur effectuera un nouveau bilan des alternatives à la PACES dans le courant de l'année 2018. Les résultats permettront de proposer des modifications législatives intégrant dans le droit commun les modalités ayant fait la preuve de leur pertinence. Cet état des lieux fera suite au premier bilan réalisé par le Pr Jean-Paul Saint-André en septembre 2016.

Les autres numerus clausus connus aussi 

Enfin, 429 places seront disponibles pour les passerelles santé entrantes comme en 2017. Elles permettent aux candidats issus d'autres filières (modalités fixées par arrêté) d'entrer directement en deuxième ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de maïeutique, sans passer par la case PACES. 

Le numerus clausus des autres filières santé est également connu. Il a été fixé à 3 124 en pharmacie, 1 203 en odontologie et 991 pour les études de sage-femme.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé à augmenter le numerus clausus, sans exclure une réflexion sur la réforme de ce mode de sélection aujourd'hui très controversé.

   

Numerus clausus, arrêté du 27 décembre 2017 - "Journal officiel" n° 303 du 29 décembre 2017 by Le Quotidien du Médecin on Scribd

Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 7 Commentaires
 
mars le boubi Médecin ou Interne 04.01.2018 à 12h59

Le numerus clausus est injuste pour les citoyens français car il suffit d’être un fils à papa pour aller faire des études dans un pays telles la Roumanie ou la Pologne pour avoir le même diplôme Lire la suite

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Révérend FR Médecin ou Interne 03.01.2018 à 23h06

Bien sûr qu il suffirait de calculer qui aura 72 ans dans 10 ans pour établir à peu près un nombre d'étudiants à former au plus près de leur ville d'origine pour qu ils restent au pays : ce calcul Lire la suite

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Francis C Médecin ou Interne 05.01.2018 à 19h53

Bon, c'est un peu confus et il se faisait tard quand vous avez écrit tout ça, mais on vous suit et vous n'avez pas tort.
Ce que l'on peut en retenir, c'est que l'on peut, euh ... non ! que l'on doit Lire la suite

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Révérend FR Médecin ou Interne 03.01.2018 à 22h30

Il faut augmenter le nombre de facultés pour les placer dans les bassins de plus de 150000 habitants qui en manquent et réduire le nombre d'étudiants aux possibilités d'accueil dans les cabinets Lire la suite

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eve b Dentiste 03.01.2018 à 21h53

quel est le nombre de départ en retraite prévu cette année? et dans dix ans quand ils sortiront de fac?
on importe en masse des médecins à diplômes étranger,( près de 27 000 en France à ce jour) Lire la suite

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Khaldoun Médecin ou Interne 03.01.2018 à 20h23

On va les faire travailer où ? Si on ferme tous les services hospitaliers, qu'on rend la carrière de PH difficile ou inaccessible, et qu'on rend l'exercice libéral impossible ?

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