400 000 nouveaux cas de cancer estimés en France en 2017

400 000 nouveaux cas de cancer estimés en France en 2017

Damien Coulomb
| 02.01.2018
  • Curiethérapie

    400 000 nouveaux cas de cancer estimés en France en 2017

L'année 2017 est à peine achevée que l'agence Santé publique France dresse déjà une estimation du cancer en France. On estime que 400 000 nouveaux cas de cancer sont survenus en 2017, et 150 000 décès, selon les chiffres du rapport sur l'incidence et la mortalité des cancers publiés aujourd'hui. Plus de la moitié de ces cancers (54 %) sont survenus chez l'homme. Les taux d'incidences standardisés sur l'âge sont estimés à 353,2/100 000 personnes-années chez l'homme et à 284,5/100 000 personnes-années chez la femme. Les taux de décès standardisés sont quant à eux de 119,2/100 000 personnes-années chez l'homme et de 71,7/100 000 personnes-années chez la femme.

Bien que l'on ne dispose pas de projection précise pour 2017, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme (48 400 nouveaux cas étaient estimés en 2013). Viennent ensuite le cancer du poumon (32 300 nouveaux cas en 2017) et le cancer du côlon-rectum (24 000 nouveaux cas). Le cancer du poumon reste le plus meurtrier avec 20 800 décès, suivi des cancers du côlon-rectum (9 300 décès) et de la prostate (8 200 décès). Pour la première fois, les projections de mortalité du cancer du foie sont publiées. Ce dernier représente la 4e cause de décès par cancer chez l’homme avec 6 100 décès.

La prostate, un cas particulier

Le cancer de la prostate constitue un cas particulier, car son incidence est fortement liée à la pratique du dépistage par dosage PSA. Les auteurs rappellent que cette pratique est « très répandue » en France, ce qui rend « très difficile de prévoir son évolution à court terme et de savoir ou non si la forte décroissance de l'incidence constatée en France métropolitaine après 2005 se poursuivra ou non en 2017 ». Deux hypothèses sont évoquées dans le rapport pour expliquer cette tendance à la baisse : « d'une part, après plusieurs années de dépistage intensif, une partie des cancers prévalents asymptomatiques a été diagnostiquée et le réservoir des "cancers dépistables" serait en voie d'épuisement. D'autre part, une modification des pratiques de dépistage a pu également contribuer à cette baisse ».

Chez la femme, le cancer du sein reste de loin le plus fréquent (59 000 nouveaux cas) devant le cancer du côlon-rectum (20 800 nouveaux cas) et le cancer du poumon (16 800 nouveaux cas). Deux cancers sont à l’origine du tiers des décès par cancer chez la femme : le cancer du sein (11 900 décès) et le cancer du poumon (10 200 décès). Les cancers du côlon-rectum (8 400 décès) et de l’ovaire (3 100 décès) arrivent respectivement en troisième et quatrième positions. Les variations récentes importantes de l'incidence du cancer du sein rendent incertaine la projection du taux, même à court terme.

Les auteurs du rapport ont établi des projections à partir des données d’incidence collectées par les registres des cancers du réseau Francim et des données de mortalité fournies par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès/Institut national de la santé et de la recherche médicale (CépiDc, INSERM) sur la période 1975-2013.

Une diminution de la mortalité à prévoir

Les hypothèses de projection adoptées pour chaque cancer conduisent à prédire, entre 2013 et 2017 et tous cancers confondus, une stabilisation du taux d'incidence standardisé chez l'homme, malgré une diminution de l'incidence des cancers liés à la consommation de tabac et d'alcool, une augmentation de ce taux chez la femme et une diminution du taux de mortalité standardisé chez les deux sexes. « Compte tenu des évolutions démographiques (accroissement et vieillissement de population), ceci se traduit par une augmentation du nombre de nouveaux cas de cancer pour chaque sexe, une diminution du nombre de décès par cancer chez les hommes et une légère augmentation chez les femmes », déduisent les auteurs.

Ils précisent que l'actualisation des données montre une prolongation de la forte augmentation de l'incidence du cancer du pancréas. « Il est difficile d'expliquer cette tendance dans la mesure où l'incidence reste relativement stable dans la plupart des pays industrialisés », expliquent-ils.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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