Une molécule de synthèse pour faire sortir le VIH de ses réservoirs

Une molécule de synthèse pour faire sortir le VIH de ses réservoirs

Fabienne Rigal
| 22.09.2017
  • vih

    Une molécule de synthèse pour faire sortir le VIH de ses réservoirs

Des chercheurs californiens ont mis au point une molécule de synthèse, SUW133, qui présente des résultats prometteurs chez la souris pour réactiver le VIH (quand il est dormant dans des réservoirs) et entraîner la mort des cellules infectées. Leur étude est parue dans « PLOS Pathogens ».

En cas d’infection par le VIH, les antirétroviraux sont efficaces pour empêcher la progression de la maladie, mais le virus peut aussi rester présent, silencieusement, dans certaines cellules pendant des années. Ce qui empêche l’éradication du virus et nécessite un traitement à vie chez les patients.

Forcer le VIH à sortir de ses phases de latence, quand il demeure en sommeil dans les réservoirs, pour qu’il puisse être détruit par le système immunitaire (ou un traitement contre les cellules exprimant activement le virus) est une stratégie appelée « shock and kill » (ou « kick and kill »).

Le « bryolog » SUW133, un analogue de la bryostatin 1

Des études ont déjà exploré cette stratégie par le passé, et la recherche s’est largement focalisée sur des modulateurs naturels de la protéine kinase C (PKC), comme la bryostatin 1 (obtenue à partir d’un bryozoaire marin, Bugula neritina). Mais les chercheurs californiens soulignent que ces modulateurs naturels de PKC ne sont pas toujours faciles d’accès et que leur activité tout comme leur tolérance demeurent souvent limitées.

Ils ont donc mis au point différents analogues de synthèse de bryostatin 1 (qu’ils appellent des « bryologs »), parmi lesquels SUW133 est le plus prometteur. Ils ont d’abord montré que SUW133 était capable, tout comme bryostatin 1, d’activer l’infection latente dans des cellules venant de patients infectés.

Puis, ils ont testé SUW133 dans un modèle murin infecté par le VIH. La production de protéines du VIH, normalement dormant, dans les cellules de souris était stimulée par SUW133. Et en 24 heures, jusqu’à 25 % de ces cellules sont mortes.

De plus, la fenêtre thérapeutique sans toxicité de SUW133 était plus large que celle de bryostatin 1. Avec cette dernière, la fenêtre d’activation sans toxicité était située entre 2,5 μg et 5 μg, tandis que SUW133 induisait l’expression du VIH à partir de 1 μg et était dans certains cas toléré jusqu’à la dose de 30 μg par animal.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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