Régurgitations : épaississement du lait au premier plan

Régurgitations : épaississement du lait au premier plan

15.01.2016

Les régurgitations concernent quasiment tous les nourrissons, notamment au cours des six premiers mois de la vie. Leur abondance ou leur fréquence peuvent justifier une prise en charge diététique, qui se fonde en première intention sur l’épaississement du lait. 

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Parmi les mesures diététiques proposées dans les régurgitations du nourrisson, abondantes ou fréquentes, l’épaississement du lait par de la caroube ou de l’amidon est la seule qui a démontré son efficacité. Il réduit significativement la fréquence des régurgitations, mais n’a pas d’impact sur l’index acide de reflux mesuré en pHmétrie. Compte tenu de sa bonne tolérance, cette mesure est proposée en première intention.
 
Le fractionnement des repas peut avoir une place chez les nourrissons voraces, en sachant que son efficacité dans ce contexte se fonde sur une utilisation empirique et non pas sur des études de bonne qualité scientifique.
 
L’intérêt du recours à des laits fermentés ou à des laits enrichis en caséine, souligné dans certaines observations, n’est pas étayé par des études rigoureuses.

Allergie

Le remplacement de la préparation standard par un hydrolysat poussé de protéines du lait de vache doit être envisagé chez un enfant ayant des régurgitations persistantes devant faire évoquer une allergie aux protéines du lait de vache. Il s’agit alors d’un test thérapeutique, qui ne sera poursuivi qu’en cas d’efficacité manifeste. Chez les nourrissons ayant un reflux gastro-œsophagien et une allergie aux protéines du lait de vache, un hydrolysat poussé pré-épaissi avec de l’amidon a récemment fait la preuve de son efficacité, comparativement à une formule identique non épaissie.
 
Chez les nourrissons allaités, pour lesquels l’épaississement du lait n’est pas possible, la persistance de régurgitations peut traduire une allergie alimentaire transmise par le lait maternel. Il est donc conseillé d’exclure de l’alimentation de la mère le lait et les œufs, exclusion qui ne sera poursuivie que si la mesure se montre efficace.
 

Après diversification

Chez le nourrisson ayant une alimentation diversifiée, les exclusions alimentaires souvent préconisées chez l’adulte (jus d’agrumes, chocolat, tomate, épices...) n’ont aucun fondement scientifique chez l’enfant.
 
De même, la réduction pondérale chez un nourrisson ou un jeune enfant en surpoids n’a pas démontré son efficacité.
 
Ainsi, l’épaississement du lait constitue-t-il la mesure de première intention.

 
Dr Isabelle Hoppenot 
 
Référence 
Tounian P. Diététique et troubles fonctionnels digestifs : quels niveaux de preuves ? Les régurgitations. Archives de Pédiatrie 2015 : 22 (HS2) : 107-8.
 

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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