Escarre : plus d’un tiers des patients à risque, selon une enquête de l’ARS Ile-de-France

Escarre : plus d’un tiers des patients à risque, selon une enquête de l’ARS Ile-de-France

Coline Garré
| 11.12.2015
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    Escarre : plus d’un tiers des patients à risque, selon une enquête de l’ARS Ile-de-France

L’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a réalisé la première enquête de prévalence du risque escarre, auprès de 1 008 unités dans 249 établissements sanitaires et médico-sociaux volontaires, entre le 8 et le 12 juin 2015, dans le cadre du programme EPOD (efficience des pratiques, des organisations, et de la dépense).

Près d’un tiers des escarres sont graves

Un premier état des lieux révèle que 36 % des 22 000 patients ou résidents enquêtés sont à risque élevé de développer des escarres (35 % dans les structures sanitaires, 38 % dans le médico-social). Ils ont en moyenne 77 ans dans les hôpitaux et 85 ans, dans les EHPAD. Plus de 9 % en sont déjà porteurs, avec une moyenne de 1,4 escarre par personne. Et près d’un tiers (32 %) de ces escarres sont graves, une prévalence que l’on retrouve dans l’enquête nationale PERSE (prévention, évaluation, recherche, soins, escarres).

Près de la moitié (47 %) des escarres sont acquises dans l’unité où l’enquête est réalisée. Le sacrum et le talon sont particulièrement vulnérables.

Importance d’agir dès la rougeur

L’ARS a aussi évalué les pratiques. Une trace du dépistage des escarres à l’entrée est retrouvée dans 62 % des cas (voire 74 % dans les hôpitaux), et une trace de réévaluation du risque en cours de séjour, dans 57 % des cas.

Les pratiques de prévention sont adaptées à 82 % pour le matelas et seulement 62 % pour les accessoires. 70 % des dossiers de soins mentionnent les changements de position.

L’ARS rappelle l’importance d’agir dès l’apparition de la rougeur, pour éviter l’escarre grave, et encourage les changements de position réguliers et tracés du patient.

L’agence, qui avait déjà mené la campagne régionale « sauve ma peau, maîtriser le risque d’escarre », de septembre 2013 à juin 2014, renouvellera son enquête de prévalence dans 2 ans.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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