Alcool, tabac, cannabis : la HAS met à la disposition des médecins un outil pour repérer les consommations à risque

Alcool, tabac, cannabis : la HAS met à la disposition des médecins un outil pour repérer les consommations à risque

09.01.2015
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« Alcool, tabac, cannabis sont les 3 substances psychoactives les plus consommées en France », souligne la Haute Autorité de santé (HAS) qui publie sur son site un outil d’aide au repérage précoce et à l’intervention brève (RPIB) destiné aux médecins de premiers recours, notamment aux médecins généralistes. La démarche s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017. Il s’agit d’aider les professionnels dans leur pratique courante à démarrer un « processus peu chronophage ». Un simple questionnaire permet d’évaluer le risque encouru. Quatre questions suffisent : Combien de verres standard par jour et par semaine ? Combien de verres standard par occasion ? Fumez-vous du cannabis ? Fumez-vous du tabac ?

Au moins une fois par an

« Tous les patients » sont concernés par ce repérage précoce qui doit être réalisé au moins une fois par an mais aussi lors de circonstances particulières, un changement bio-psychosocial ou une situation à risque particulier : grossesse, précarité, conduite automobile, échec scolaire, examens, changement de travail, retraite, divorce, deuil...

« Une minute peut suffire » pour évaluer la consommation et « cinq minutes permettent de délivrer une information sur les résultats du questionnaire, les conséquences potentielles de cette consommation et de demander au consommateur s’il envisage de réduire sa consommation », explique la HAS. L’intervention brève qui existe en alcoologie depuis 2005, aussi utilisée pour les autres substances psychoactives (tabac, cannabis), a pour objectif de « favoriser la confiance et les échanges entre le consommateur et le professionnel de santé », rappelle la HAS. L’accompagnement doit permettre la réduction de l’arrêt de consommation à long terme. « Il s’agit de favoriser l’abstinence ou la modération et toutes les autres conduites favorables à la santé (alimentation, exercice physique...) », poursuit la Haute Autorité.

« Toute consommation pendant la grossesse est à risque », de même que « toute consommation régulière d’alcool en dessous de 25 ans », rappelle la HAS.

Un point est fait sur les pratiques susceptibles de majorer les dommages : consommation épisodique mais massive d’alcool (binge drinking, biture express, ivresse aiguë), associations alcool/cannabis ou alcool/autres substances psychoactives nécessitant une prise en charge adaptée.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
09.01.2015 à 18h32

« Déjà que les personnes n'ont plus le "temps", vous croyez qu'ils vont répondre au questionnaire? Non, ils vont éviter d'en parler, "pour pas que ça se sache" ! »

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