L’aspirine, inefficace en prévention cardiovasculaire primaire chez les personnes âgées

L’aspirine, inefficace en prévention cardiovasculaire primaire chez les personnes âgées

19.12.2014
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    L’aspirine, inefficace en prévention cardiovasculaire primaire chez les personnes âgées

Le projet japonais de prévention primaire (JPPP) est un essai multicentrique mené sur plus de 14 000 patients de 60 à 85 ans ayant un facteur de risque athérosclérotique : hypertension, dyslipidémie ou diabète. Ces patients avaient été recrutés par les médecins de 1 007 cliniques japonaises et ont bénéficié d’un suivi médian de cinq ans et demi. La moitié d’entre eux recevaient 100 mg par jour en plus de leur traitement, tandis que l’autre moitié ne recevait rien. Les auteurs ont ensuite mesuré quel était le risque d’événements cardiovasculaires et de décès dans les deux groupes. Déjà présentés lors du congrès de l’AHA, les résultats négatifs de cette étude viennent d’être publiés dans le « JAMA »

Peu de décès dans les deux groupes

Après un suivi médian de cinq ans, 56 décès étaient survenus dans l’ensemble des deux groupes. Les auteurs ont relevé 114 AVC non fatals dans le groupe sous aspirine contre 108 dans le groupe contrôle, 20 infarctus du myocarde dans le groupe aspirine contre 38 dans le groupe contrôle et 3 événements cérébrovasculaires dans le groupe aspirine contre 5 dans le groupe contrôle.

Moins d’infarctus, mais plus d’hémorragies

Le critère primaire d’évaluation était un taux composite de décès cardiovasculaire, d’AVC et d’infarctus du myocarde. De tels événements sont survenus chez 2,77 % des patients du groupe sous aspirine contre 2,96 % du groupe contrôle. Ces deux pourcentages n’étant pas significativement différents, l’aspirine ne parvenait donc pas à prévenir les événements cardiovasculaires chez les patients âgés disposant d’un facteur de risque athérosclérotique. La prise quotidienne d’aspirine avait néanmoins un effet protecteur vis-à-vis de certains événements particuliers. Ainsi, la prise quotidienne d’aspirine était associée à une réduction significative du risque d’infarctus du myocarde non fatal et d’accident ischémique transitoire, mais elle était également liée à une augmentation du risque d’hémorragie extracrânienne nécessitant une perfusion.

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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