Le létrozole serait plus efficace que le clomifène dans le traitement de l’infertilité

Le létrozole serait plus efficace que le clomifène dans le traitement de l’infertilité

16.07.2014
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    Le létrozole serait plus efficace que le clomifène dans le traitement de l’infertilité

Le clomifène, le traitement de référence de l’infertilité liée au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) laisse à désirer tant en matière d’efficacité que de tolérance. Un inhibiteur de l’aromatase, le létrozole, pourrait être une alternative intéressante, selon une étude soutenue par les National Institutes of Health récemment publiée dans le « New England Journal of Medicine ».

Ce n’est pas la première molécule de cette classe à être testée dans l’infertilité, puisque le blocage de la synthèse d’œstrogène suscite l’intérêt des médecins de la reproduction en raison de son action directe sur l’axe hypothalamo-ovarien, mais l’anastrozole n’avait pas donné de résultats probants jusque-là.

La tératogénicité en question

Dans cet essai mené chez 750 femmes âgées de 18 à 40 ans, un SOPK (critères de Rotterdam), le létrozole, a fait mieux sur les naissances vivantes (103 pour 374 patientes, soit 27,5 %) par rapport au clomifène (72 pour 376 patientes, soit 19,1 %), mais aussi sur le taux d’ovulation (834/1352 cycles de traitement, soit 61,7 %, par rapport à 688/1425, soit 48,3 %). Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes pour la survenue de fausses couches et le nombre de grossesses multiples.

Mises à part des bouffées de chaleur plus fréquentes avec le clomifène, et une fatigue et des vertiges plus intenses avec le létrozole, la tolérance était comparable dans les deux groupes. La grande question autour de ce « nouveau venu » dans le traitement l’infertilité concerne la tératogénicité.

Le nombre d’anomalies congénitales n’était pas significativement différent entre le groupe clomifène (n=1) et le groupe létrozole (n=4), et la diversité des anomalies constatées avec le létrozole plaide contre un mécanisme commun.

Malgré ces éléments plutôt rassurants, la taille de l’effectif rend indispensable de poursuivre la surveillance dans de plus larges cohortes. Le SOPK, qui touche entre 5 à 10% des femmes en âge de se reproduire, est la cause la plus fréquente d’infertilité féminine.

The New England Journal of Medicine, publié le 10 juillet 2014

Dr I.D.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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