Chikungunya : un risque « beaucoup plus important » cet été en métropole

Chikungunya : un risque « beaucoup plus important » cet été en métropole

13.06.2014
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Canicule, noyades et moustique tigre. En lançant une mise en garde sur les risques de l’été, le ministère de la Santé insiste particulièrement sur le troisième, avec un risque de transmission et de dissémination du chikungunya que le Dr Benoit Vallet, directeur général de la santé, qualifie de « beaucoup plus important » cette année, dans les six régions métropolitaines où est installé le moustique tigre : Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine.

Signaler sans délai

Depuis six mois, le virus a touché 8 % de la population martiniquaise (31 270 cas entre décembre et mai) et 7 % des habitants de Guadeloupe (28 320 cas) et il s’exporte : alors que 2 cas avaient été répertoriés en métropole pour toute l’année 2013, 121 cas suspects ont été déclarés pour le seul mois de mai 2014, annonce le Dr Harold Noel (Institut de veille sanitaire).

Quarante-sept ont fait l’objet d’une confirmation biologique de chikungya, 15 confirmant la dengue. 95 % des cas étaient importés par des voyageurs de retour des Antilles.

Face à une pression épidémique renforcée, pour ralentir et atténuer son impact, la sensibilisation des médecins est extrêmement importante, souligne le Dr Françoise Weber, directrice générale adjointe de la santé. Dans les 18 départements où Aedes albopictus (le moustique tigre) est implanté, les cas suspects, avec description des symptômes (fièvre supérieure à 38°5, céphalées, arthralgies, myalgies, douleur rétro-orbitaire), doivent être signalés « sans délai » à l’ARS (plateforme régionale de veille et d’urgence sanitaires), le chikungunya ainsi que la dengue étant classées maladies à déclaration obligatoire des données individuelles depuis 2006.

Empêcher l’apparition de cas autochtones

La confirmation biologique (IgM positives ou séroconversion, ou RT-PCR positive) doit être « particulièrement rapide », et elle sera notifiée par le laboratoire, celui-ci transmettant les prélèvements à un autre laboratoire s’il ne possède pas la technicité qui lui permet de réaliser l’analyse. Le centre national de référence des arboviroses assure une mission de conseil technique et il sera destinataire des prélèvements pour assurer son suivi.

La période de virémie s’achève 7 jours après le début des signes, rappelle le Dr Noel. Durant cette période, les personnes infectées doivent impérativement éviter de se faire piquer à nouveau et adopter moustiquaires, répulsifs et diffuseurs en s’abstenant de quitter leur domicile. Ces règles visent à empêcher l’apparition de cas autochtones, ces derniers remontant en métropole à 2010, avec deux cas de chikungunya et deux cas de dengue.

Le Dr Vallet insiste sur l’intérêt pour tous les praticiens d’être abonné à DGS urgence afin de recevoir les messages d’alerte émis en phase épidémique.

Christian Delahaye
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
16.06.2014 à 16h10

« Il est déjà trop tard. Nous n'avons pas les moyens de "prévenir" la pathologie,on ne peut que la "subir" »

Répondre
 
Hervé M Médecin ou Interne 13.06.2014 à 23h58

« Encore un cadeau de la mondialisation !
Avec la dengue, le virus du Nil, et j'en passe, plus besoin de partir dans de lointains pays pour ramener ces souvenirs exotiques, maintenant on a tout chez n Lire la suite

Répondre

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