L’estrogénothérapie chez les femmes ménopausées pourrait réduire le risque d’Alzheimer

L’estrogénothérapie chez les femmes ménopausées pourrait réduire le risque d’Alzheimer

17.03.2014
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    L’estrogénothérapie chez les femmes ménopausées pourrait réduire le risque d’Alzheimer

Une hormonothérapie substitutive par estradiol, débutée peu après la ménopause chez des femmes à risque de démence, pourrait offrir une protection cérébrale, selon une étude randomisée de petite taille publiée dans PLOS One. L’étude, menée par une équipe de Stanford, visait à examiner les effets de la poursuite d’une estrogénothérapie substitutive sur la fonction cérébrale des femmes ménopausées (50 à 65 ans) à risque accru de démence.

Soixante-cinq femmes qui présentaient au moins un facteur de risque de maladie d’Alzheimer (un parent au premier degré affecté, allèle apoE4, ou histoire personnelle de dépression majeure) et recevaient depuis plus d’un an une estrogénothérapie (en moyenne depuis 10 ans) débutée peu après la ménopause, ont été enrôlées.

Elles ont été randomisées en 2 groupes, un groupe poursuivant le traitement, l’autre arrêtant le THS. Les chercheurs ont mesuré, initialement puis 2 ans après, l’activité métabolique dans des régions associées à la mémoire et à la fonction exécutive (en utilisant la FDG-PET), et connues pour montrer un déclin avant l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Une étude de petite taille

Les résultats (chez 45 femmes) montrent que le TH est associé à une préservation de l’activité métabolique du cortex frontal et pariétal, comparé à l’arrêt du TH. Mais pour d’autres régions cérébrales, les effets dépendent du type de traitement hormonal.

« Nous avons constaté des changements importants chez des femmes encore normales sur le plan cognitif », précise le Dr Natalie Rasgon (Université de Stanford). Elle souligne toutefois la petite taille de l’étude, et la population spécifique qui est à risque de maladie d’Alzheimer. Ces nouvelles données peuvent être prises en considération, selon le Dr Rasgon, lorsque les femmes ménopausées à risque de maladie d’Alzheimer soupèsent les bénéfices et risques de l’hormonothérapie (risque accru de cancer du sein et de l’utérus) .

PLOS One, 12 Mars 2014, Rasgon et coll.

Dr Véronique Nguyen
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
17.03.2014 à 21h08

« On avait pourtant montré le contraire dans les immenses études devenues historiques (Milion, etc.) »

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18.03.2014 à 08h15

« Eh oui c'est le cas de whi,million....qui n'avaient comme but de casser le trt substitutif de la ménopause. Pour moi ce fut une des plus belles escroqueries de la fin du 20e debut du 21e siècle. »

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