Paludisme : un marqueur moléculaire de la résistance du Plasmodium est identifié

Paludisme : un marqueur moléculaire de la résistance du Plasmodium est identifié

19.12.2013
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    Paludisme : un marqueur moléculaire de la résistance du Plasmodium est identifié

Un travail collaboratif de plusieurs équipes de chercheurs a abouti à l’identification d’un marqueur moléculaire de la résistance du Plasmodium falciparum aux dérivés de l’artémisinine. « Ce marqueur moléculaire représente un outil puissant pour détecter les formes résistantes du paludisme, cartographier leur distribution et adapter rapidement les schémas thérapeutiques pour lutter contre ce fléau », ont conclu les scientifiques.

La découverte a été réalisée par des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et au Cambodge, du CNRS et du NIAID/NIH. Elle est publiée en ligne dans la revue « Nature » (Frédéric Ariey et coll., 18 décembre).

Jusqu’à présent, les moyens disponibles pour surveiller la propagation des formes résistantes du paludisme étaient limités à des études cliniques, difficiles à mettre en place et coûteuses. Le nouveau marqueur a été trouvé par une tout autre approche, novatrice dans ce domaine, « associant la génomique, la biologie, la clinique et l’épidémiologie ».

Les souches circulantes au Cambodge

Les chercheurs ont comparé les génomes de souches du P. falciparum rendues résistantes en laboratoire, et de souches sauvages non résistantes. C’est ainsi qu’ils ont découvert une mutation qui rend le parasite capable de résister à de fortes doses d’artémisinine. Une corrélation a ensuite été montrée entre ce marqueur moléculaire et sur le terrain, des souches résistantes circulant au Cambodge.

Depuis une dizaine d’années, l’émergence des parasites résistants aux dérivés de l’artémisinine dans l’ouest du Cambodge est devenue préoccupante. Une des craintes majeures est que les parasites résistants à ces médicaments diffusent en Afrique subsaharienne, ce qui a été le cas antérieurement avec les traitements à base de chloroquine ou d’antifoliques et d’antifoliniques. La découverte « ouvre une nouvelle dimension dans la lutte contre le paludisme », estiment les découvreurs.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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