Deux formes de maladie de Parkinson caractérisées par des Français

Deux formes de maladie de Parkinson caractérisées par des Français

15.10.2013
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    Deux formes de maladie de Parkinson caractérisées par des Français

Des chercheurs du CNRS ont caractérisé deux types d’agrégats d’alpha-syncucléine, la protéine qui s’agglomère dans la maladie de Parkinson (MP). Ils en déduisent que cela pourrait peut-être expliquer les manifestations différentes d’un patient à l’autre. L’hypothèse est en cours de test dans des travaux chez la souris. Si elle se confirme, cela pourrait peut-être donner lieu à une méthode de diagnostic permettant d’évaluer la gravité potentielle de la MP.

Seconde maladie neurodégénérative en fréquence après l’Alzheimer, la MP est causée par une agrégation sous forme de dépôts fibrillaires d’une protéine mal repliée, l’alpha-synucléine. L’alpha- synucléine est naturellement abondante à la jonction des neurones. Les agrégats de la protéine mal repliée se propagent d’un neurone à l’autre. Et lorsqu’ils envahissent un nouveau neurone, ces agrégats sont capables de recruter l’alpha-synucléine normale et de l’ajouter au dépôt.

« C’est pourquoi, pour beaucoup de chercheurs, l’alpha-synucléine des agrégats doit être considérée comme une protéine infectieuse, c’est-à-dire un prion. Très toxiques, les dépôts d’alpha-synucléine finissent par déclencher un processus d’apoptose », écrivent Luc Bousset, Ronald Melki et coll. (du Laboratoire CNRS d’enzymologie et biochimie strusturale), dans Nature Communication du 10 octobre.

Spaghettis et linguine

Ces chercheurs sont parvenus à distinguer deux types d’agrégats qui diffèrent par la façon dont s’empile la protéine. La première forme d’agrégat ressemble à un spaghetti d’un millionième de millimètre. La seconde est longue et aplatie, « rappelant la forme d’une pâte plus large comme la linguine. »

Lors de la mise en contact avec des cellules neuronales en culture, la forme « spaghetti » a une plus grande capacité à se lier aux cellules et à pénétrer à l’intérieur que la forme « linguine », et elle tue plus rapidement les cellules. Et enfin, cette première forme est capable de résister aux mécanismes d’élimination de la cellule, alors que la forme « linguine » est jusqu’à un certain point maîtrisée par la cellule.

Les auteurs espèrent qu’en affinant la caractérisation de la structure des agrégats, on pourra mettre au point des stratégies thérapeutiques ciblées pour les différents variants.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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