Le HCSP souligne le côté « très mobilisateur » du 2e plan santé-environnement qui s’achève

Le HCSP souligne le côté « très mobilisateur » du 2e plan santé-environnement qui s’achève

20.09.2013
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    Le HCSP souligne le côté « très mobilisateur » du 2e plan santé-environnement qui s’achève

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) publie les résultats de l’évaluation du deuxième plan national santé-environnement (2009-2013). Le Haut Conseil souligne « les avancées notables permises par l’adoption et la mise en œuvre du PNSE2 en termes de mobilisation d’un grand nombre d’acteurs publics et privés ».

Les 58 actions du PNSE2 s’inscrivaient dans les suites des tables rondes du Grenelle de l’environnement. Elles visaient à réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé mais diminuer les inégalités environnementales.

En ce qui concerne les niveaux d’exposition de la population, le HCSP relève qu’il « est difficile de mesurer les actions du PNSE2 » compte tenu des échelles de temps très longues nécessaires à la mise en œuvre des actions et ensuite l’observation concrète de leurs effets. Quant à l’évolution de la situation durant ces dix dernières années, elle dépend du milieu (air extérieur, air intérieur, eaux...), des polluants (particules, pesticides, métaux...) et du type de nuisances (habitat indigne, bruit...). « Il n’a pas été constaté d’évolution nette de la qualité de l’air extérieur depuis le début des années 2000 : les concentrations mesurées dans l’air ambiant de plusieurs polluants importants stagnent en site urbain, bien que leurs émissions diminuent au niveau national », précise par exemple le bilan. En revanche, le HCSP constate une tendance à l’amélioration de la qualité de l’eau du robinet sur un panel très large de polluants tels que les nitrates, les pesticides, les métaux (dont plomb, mercure, arsenic).

Préparation d’un 3e plan

Les 13 experts qui ont réalisé cette évaluation n’ont pas pu se prononcer sur les actions visant la réduction des inégalités sociales et de territoires, en raison de l’insuffisance des informations disponibles. En règle générale, s’il note une amélioration des systèmes d’information en santé-environnement avec plus de données disponibles et de meilleure qualité, le HCSP fait le constat que « de nombreuses limites subsistent ».

Parmi les préconisations en vue de la préparation d’un 3e plan, le Haut Conseil appelle d’ailleurs à une large ouverture au public des bases de données sur la qualité de l’environnement. Il souhaite aussi que soient intégrés des domaines qui ne figuraient pas dans le PNSE2, comme par exemple l’alimentation, tandis que d’autres, comme santé-travail, soient maintenus et renforcés. En termes de recherche, le HCSP appelle à une meilleure connaissance des risques émergents et des conséquences des cumuls d’expositions. Il souligne toutefois que les risques émergents ne doivent pas être seulement traités sous l’angle de la recherche et de la connaissance mais doivent être intégrés dans les domaines d’action.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) publie les résultats de l’évaluation du deuxième plan national santé-environnement (2009-2013). Le Haut Conseil souligne « les avancées notables permises par l’adoption et la mise en œuvre du PNSE2 en termes de mobilisation d’un grand nombre d’acteurs publics et privés ».

Les 58 actions du PNSE2 s’inscrivaient dans les suites des tables rondes du Grenelle de l’environnement. Elles visaient à réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé mais diminuer les inégalités environnementales.

En ce qui concerne les niveaux d’exposition de la population, le HCSP relève qu’il « est difficile de mesurer les actions du PNSE2 » compte tenu des échelles de temps très longues nécessaires à la mise en œuvre des actions et ensuite l’observation concrète de leurs effets. Quant à l’évolution de la situation durant ces dix dernières années, elle dépend du milieu (air extérieur, air intérieur, eaux...), des polluants (particules, pesticides, métaux...) et du type de nuisances (habitat indigne, bruit...). « Il n’a pas été constaté d’évolution nette de la qualité de l’air extérieur depuis le début des années 2000 : les concentrations mesurées dans l’air ambiant de plusieurs polluants importants stagnent en site urbain, bien que leurs émissions diminuent au niveau national », précise par exemple le bilan. En revanche, le HCSP constate une tendance à l’amélioration de la qualité de l’eau du robinet sur un panel très large de polluants tels que les nitrates, les pesticides, les métaux (dont plomb, mercure, arsenic).

Préparation d’un 3e plan

Les 13 experts qui ont réalisé cette évaluation n’ont pas pu se prononcer sur les actions visant la réduction des inégalités sociales et de territoires, en raison de l’insuffisance des informations disponibles. En règle générale, s’il note une amélioration des systèmes d’information en santé-environnement avec plus de données disponibles et de meilleure qualité, le HCSP fait le constat que « de nombreuses limites subsistent ».

Parmi les préconisations en vue de la préparation d’un 3e plan, le Haut Conseil appelle d’ailleurs à une large ouverture au public des bases de données sur la qualité de l’environnement. Il souhaite aussi que soient intégrés des domaines qui ne figuraient pas dans le PNSE2, comme par exemple l’alimentation, tandis que d’autres, comme santé-travail, soient maintenus et renforcés. En termes de recherche, le HCSP appelle à une meilleure connaissance des risques émergents et des conséquences des cumuls d’expositions. Il souligne toutefois que les risques émergents ne doivent pas être seulement traités sous l’angle de la recherche et de la connaissance mais doivent être intégrés dans les domaines d’action.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE  Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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