La goutte de l’épaule, plus grave qu’au gros orteil

La goutte de l’épaule, plus grave qu’au gros orteil

11.06.2013
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    La goutte de l’épaule, plus grave qu’au gros orteil

L’accès de goutte est classiquement associé à une monoarthrite aiguë hyperalgique de la métacarpophalangienne du gros orteil. Ce qui est moins classique est que les patients ayant le plus de risque de réitération des crises, sont ceux dont la première crise s’est située non pas sur le gros orteil, mais au niveau d’une autre articulation, par exemple le genou ou l’épaule.

Des chercheurs de la Mayo Clinic font cette observation après avoir suivi 46 patients goutteux pendant une moyenne de 13 ans dont ils ont présenté une synthèse lors du Congrès Annuel de l’« European League Against Rheumatism », à Madrid.

Premier épisode à 66 ans

La plupart des participants sont des hommes, avec un âge moyen d’apparition de la goutte de 66 ans. Eric Matheson et al. trouvent que « même si les crises se localisent habituellement au gros orteil, les patients ayant leur première crise ailleurs ont plus fréquemment d’autres crises ».

Beaucoup de patients pensent que la survenue d’une douleur goutteuse ou d’un accès aigu signifient que leur traitement est inefficace. Et ils peuvent être tentés d’arrêter les traitements au long cours comme l’allopurinol. Pourtant, « il est particulièrement important qu’ils continuent, car ces traitements exercent une prévention », souligne le Dr Matteson.

Des amas évocateurs de goutte

Par ailleurs, lors du même congrès, des chercheurs ont rapporté l’observation d’images particulières chez des personnes ayant une polyarthrite rhumatoïde évoluée. Au scanner, des agrégats évoquant des cristaux d’acide urique sont parfois observés au voisinage des articulations, déposés selon un schéma ressemblant à la goutte.

« Les patients cependant ne développent pas de symptômes de goutte. » Les chercheurs ont prévu de déterminer la nature de ces cristaux et de savoir « si ces cristaux sont un facteur de gravité de la polyarthrite ou simplement un élément inhérent à la maladie. »

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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