La neurostimulation à l’essai dans l’Alzheimer

La neurostimulation à l’essai dans l’Alzheimer

20.12.2012
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    La neurostimulation à l’essai dans l’Alzheimer

Une équipe de neurochirurgiens du Johns Hopkins Hospital à Baltimore lance un essai contrôlé pour tester l’implantation d’un neurostimulateur cérébral chez 40 patients ayant une maladie d’Alzheimer. Les chercheurs partent de l’hypothèse que les stimulations électriques régulières pourraient ralentir le déclin cognitif lié à la progression de la maladie. L’essai « the ADvance Study » soutenu par les National Institutes of Health s’inspire d’un petit essai canadien en 2010 chez 6 patients ayant une maladie d’Alzheimer modérée.

Deux fils ultrafins au niveau du trigone

Ce « pacemaker » cérébral cible la région du trigone, l’une des premières zones atteintes lors de la maladie d’Alzheimer. Les neurochirurgiens réalisent deux petits trous au niveau de la boîte crânienne afin d’insérer les deux fils ultrafins dans le trigone, un sur chaque hémisphère. Les fils sont ensuite connectés à un boîtier implanté au niveau de la clavicule, qui est totalement invisible à la fin de la procédure.

Le dispositif délivre 130 pulsations électriques chaque seconde. Cette stimulation cérébrale profonde délivre 4 à 8 volts, une charge électrique si faible qu’elle est totalement imperceptible pour les patients. L’essai qui se déroule sur 5 sites, 4 au Canada et un aux États-Unis, comporte deux bras, puisque le pacemaker sera activé deux semaines après la chirurgie chez la moitié des participants, et ne le sera qu’une année après l’implantation pour l’autre moitié.

Métabolisme du glucose

L’expérience canadienne a d’abord constaté une nette amélioration de la mémoire chez un patient implanté avant de lancer leur petit essai chez 6 patients. Là, ils ont constaté que le métabolisme du glucose était augmenté au niveau des lobes temporal et pariétal sur une période de 13 mois, ce qui est un signe de bon fonctionnement cérébral.

Classiquement, le métabolisme du glucose diminue au niveau cérébral au fur et à mesure que la maladie d’Alzheimer progresse. Les risques liés à l’intervention, principalement infectieux et hémorragiques, seraient mineurs. Si cette chirurgie ne guérit pas de la maladie, elle permettrait de ralentir son évolution.

 Dr IRÈNE DROGOU
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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