Mobile collé à l’oreille, au doigt et à l’œil

Mobile collé à l’oreille, au doigt et à l’œil

29.11.2012
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    Mobile collé à l’oreille, au doigt et à l’œil

Selon une équipe de chercheurs américains, l’addiction au téléphone portable est similaire à d’autres addictions comportementales et notamment à celle des achats compulsifs.

« Le matérialisme et l’impulsivité qui sous-tendent l’addiction au téléphone portable et aux SMS (messages instantanés, "short message service") peuvent être comparés aux pathologies de la consommation, telles les achats compulsifs et l’usage immodéré de la carte de crédit », selon les conclusions de l’étude émanant de l’Université Baylor.

« Les téléphones cellulaires font partie intégrante de notre culture de consommation », explique James Roberts, l’un des auteurs. « Ils ne sont pas seulement un outil de consommation, ils sont utilisés comme un symbole du statut social. Mais aussi, ils érodent les relations interpersonnelles. »

Pour les auteurs, le téléphone portable peut être considéré comme l’équivalent d’une sucette des tout petits, correspondant aux tendances impulsives de l’utilisateur. L’impulsivité que l’on sait jouer un rôle important dans les addictions, qu’elles soient comportementales ou à des substances.

Des études antérieures avaient montré que de jeunes adultes envoient une moyenne de 109,5 SMS par jour, ou approximativement 3 200 SMS par mois.

Leur dernière étude, qui met en lumière les notions de matérialisme et d’impulsivité sous-tendant la dépendance aux téléphones portables et aux SMS, a été menée chez 191 étudiants en écoles de commerce aux États-Unis. Ils ont rempli un questionnaire d’investigation de ces champs.

Ils reçoivent 113 SMS et consultent leur téléphone environ 60 fois par jour en moyenne. Les étudiants à l’université passent en moyenne 7 heures quotidiennes en interactions diverses avec les technologies d’information et de communication.

À première vue, on a tendance à écarter la question que pose un tel usage aberrant du téléphone cellulaire en considérant cela comme un simple péché de jeunesse.

« Mais un ensemble de données de la littérature a donné du crédit à une notion d’addiction au téléphone portable, au même titre qu’à d’autres addictions comportementales », souligne Roberts.

Journal of Behavioral Addictions. L’étude est consultable sur http://www.akademia.com/content/q41011j715q26n7h/

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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