Étudier la démarche d’un patient pour s’orienter vers un Alzheimer

Étudier la démarche d’un patient pour s’orienter vers un Alzheimer

17.07.2012
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    Étudier la démarche d’un patient pour s’orienter vers un Alzheimer

Des modifications subtiles de la démarche d’un individu pourraient représenter un signal précoce de maladie d’Alzheimer et aider à orienter le diagnostic. Plusieurs présentations au congrès international de l’Alzheimer’s Association (Vancouver, Canada), en témoignent.

Rodolfo Savica et coll. (Mayo Clinic, Rochester) se sont intéressés aux différents paramètres de la marche : mesure de longueur du pas, rapidité, rythme. Ils ont utilisé des instruments de mesure informatisés chez 1 341 participants, évalués à deux reprises à 15 mois d’intervalle. Ils constatent que les individus ayant les rythmes les plus bas, les mouvements les moins rapides et des pas de longueur réduite, sont ceux qui présentent des déclins cognitifs significativement plus importants. Cela concerne les domaines des fonctions globales, de la mémoire et des fonctions exécutives. « La marche comme les mouvements des membres, nécessite une intégration simultanée et parfaitement orchestrée de différentes régions du cerveau », d’où, pour ces auteurs, l’intérêt d’observer la démarche des individus en reflet de l’état cognitif.

La cadence ralentit avec la progression du déclin cognitif

Une autre étude chez 1 153 adultes (moyenne d’âge de 78 ans), réalisée par les chercheurs de Bâle en Suisse, fait conclure que la démarche « devient plus lente et plus irrégulière à mesure de la progression d’un déclin cognitif. » Les patients ont été divisés en plusieurs groupes en fonction de leur état cognitif (bonne santé, altération cognitive légère ou démence type Alzheimer). La démarche a été évaluée à l’aide de capteurs intégrés et les informations ont été traitées numériquement. Au total, les personnes ayant une maladie d’Alzheimer marchent plus lentement que ceux ayant une altération cognitive légère, qui marchent plus lentement que ceux qui ont un état cognitif normal.

Enfin, Silbert et coll. ont conduit une étude chez 19 volontaires ne présentant pas de signes de démence (Portland). Ils ont mesuré la vitesse de la marche au laboratoire et à la maison et procédé à une IRM. Ils notent que « les participants marchent plus vite au laboratoire que chez eux. Un ralentissement de la marche au domicile est associé à une taille du cerveau plus réduite. »

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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