Le Syndicat des biologistes (SDB) a interpellé les deux candidats finalistes de la présidentielle et diffusé leur réponse, afin que « les 350 000 patients qui fréquentent chaque jour l’un des laboratoires de biologie médicale et les 10 000 biologistes médicaux tiennent compte dans leur vote, du système de santé qu’ils veulent pour demain ».
Dans une lettre signée par son président François Blanchecotte, le SDB demande à François Hollande et Nicolas Sarkozy de protéger les laboratoires de proximité « attaqués par des fonds spéculatifs » et de préserver leur indépendance. Il leur demande aussi de reconnaître la biologie médicale comme profession médicale à part entière et de finaliser la réforme de la biologie médicale, initiée avec l’ordonnance du 13 janvier 2010, mais interrompue dans son circuit législatif par la vacance du Sénat. « Le syndicat des biologistes attend du futur président de la République un engagement fort en faveur de ces grands principes », souligne François Blanchecotte.
Une réforme bloquée au Sénat
Rappelant son engagement en faveur de l’accès aux soins, François Hollande a indiqué « tout naturellement souscrire aux principes de proximité, d’indépendance et de cohérence » des biologistes. « Il est cohérent que la biologie médicale reste une activité à caractère médical. Le biologiste doit être un acteur de la prise en charge et contribuer au diagnostic, même si des progrès doivent être faits dans les processus d’analyse », précise le candidat socialiste.
De son côté, Nicolas Sarkozy, via son directeur de campagne Guillaume Lambert, met en avant l’ordonnance du 13 janvier 2010, qui doit « servir de socle à cette réforme », mais rend responsable le Sénat de l’arrêt du processus législatif. « La majorité socialiste du Sénat n’a pas souhaité pour l’heure inscrire ce texte à son ordre du jour comme le souhaitait le Gouvernement », écrit M. Lambert. « Nicolas Sarkozy tient à vous confirmer que sa volonté reste intacte. Sur tous les points que vous mettez en avant, il souhaite que les réformes aboutissent le plus rapidement possible après les élections », conclut-il.
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