Abrasion cornéenne chez un bébé, révélant une maltraitance

Abrasion cornéenne chez un bébé, révélant une maltraitance

25.04.2012

La description d’une observation incite les ophtalmologistes à être vigilants sur les maltraitances chez l’enfant.

  • 1335369219345535_IMG_83015_HR.jpg

    Abrasion cornéenne chez un bébé, révélant une maltraitance

On estime que de 4 % à 6 % des enfants victimes de maltraitance sont vus en premier un ophtalmologiste. C’est ce qui s’est passé pour la petite fille de 13 mois dont l’histoire est décrite par des praticiens de l’Université de Washington. Un diagnostic initial d’abrasion de la cornée assortie d’une légère infection est porté. Déjà une suspicion de maltraitance à enfant est consignée.

« Rétrospectivement, on s’aperçoit qu’il y avait des notions cliniques et biologiques qui auraient dû nous inciter à davantage rechercher une maltraitance », explique l’auteur principal (Avery Weiss). « Nous devons être vigilants sur cette causalité en cas de kératoconjonctivite avec dermatite d’étiologie incertaine. »

L’enfant présentait un œdème de la paupière inférieure gauche, une sensibilité à la lumière et un larmoiement. La vision était inférieure à celle d’un enfant du même âge.

Son traitement était composé de collyre et d’antibiotiques oraux. Mais son état s’est aggravé au cours des deux semaines suivantes. En revanche, il s’est amélioré au cours d’une hospitalisation de trois jours. Ensuite, en dépit de la poursuite du traitement, l’irritation et l’inflammation ont persisté. On retrouve l’enfant hospitalisée dans un hôpital local avec une hémorragie cérébrale et des blessures concordant avec une maltraitance à enfant. Les collyres sont confisqués et analysés. Ils contiennent un agent blanchissant d’usage ménager. Une poursuite criminelle est engagée.

Le Dr Weiss note que certains caractères de l’examen étaient plus en accord avec un irritant appliqué localement qu’avec une infection. « Cette tragique histoire (...) doit servir aux praticiens de toutes spécialités à se souvenir d’être vigilants sur les cas de maltraitance d’enfants, lorsqu’il n’y a pas d’amélioration malgré un traitement approprié. »

« Journal of American Association of Pediatric Ophtalmology and Strabismus », 25 avril 2012.

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

HTA : les 10 axes et les 60 propositions de la SFHTA

hta

L'HTA est banalisée en France et trop souvent perçue comme un simple facteur de risque cardio-vasculaire, s'inquiète la Société française... 4

Migrants : le Défenseur des droits s'alarme d'une défaillance des droits fondamentaux

ddd

Le monde associatif saisit le défenseur des droits (DDD), Jacques Toubon, ce 18 décembre, journée internationale des migrants, avec... 1

Un quart des ophtalmologistes refusent les nouveaux patients, selon un sondage

Les Français attendent en moyenne 87 jours pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste, constate une étude nationale* réalisée par... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter