Les infections par le cytomégalovirus passent le plus souvent inaperçues. En revanche, le caractère pathogène du CMV s’exprime chez les patients immunodéficients et chez la femme enceinte. C’est l’infection fœtale congénitale la plus fréquente dans les pays industrialisés : entre 0,3 et 2,4 % des femmes enceintes, le fœtus est infecté dans 10 % des cas (environ 200 naissances par an en France). Elle peut occasionner des handicaps permanents tels qu’une perte d’audition ou une atteinte cérébrale. La surdité peut se développer au bout de quelques années. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français considère qu’en l’état actuel des connaissances, un dépistage systématique du CMV au cours de la grossesse n’est pas justifié. La sérologie est d’interprétation délicate et il n’y a pas de traitement à proposer. Un vaccin est cependant activement recherché.
Chris Benedict et coll. (Cardiff, Pays de Galles) annoncent une avancée dans ce domaine, après avoir identifié un mécanisme par lequel le CMV échappe à la détection immunitaire. Ils montrent qu’une protéine du CMV, nommée UL141, bloque les capacités de deux voies immunitaires (TRAIL 1 et 2) à tuer les cellules infectées. La protéine UL141 apparaît comme une pièce maîtresse du pouvoir pathogène du virus. À partir de cette base, on peut travailler à chercher un vaccin qui élimine les cellules infectées, concluent les observateurs.
Cell, Host & Microbe, 13 mars 2013.
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