Le remboursement de l’Avastin est autorisé dans la DMLA

Le remboursement de l’Avastin est autorisé dans la DMLA

27.08.2015
  • Le remboursement de l’Avastin est autorisé dans la DMLA - 1

Marisol Touraine a annoncé l’autorisation de remboursement pour le bévacizumab (Avastin) dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans un arrêté publié ce matin. Malgré la ferme et constante opposition du laboratoire Roche, titulaire de l’AMM, la recommandation temporaire d’utilisation (RTU) de l’anticancéreux dans cette indication ophtalmologique entrera en vigueur dès le 1er septembre pour une durée de 3 ans, comme l’ont demandé l’ANSM et la HAS. Le dispositif de RTU permet d’encadrer des prescriptions hors AMM, en l’absence d’alternative mais aussi depuis fin 2014 pour motif économique.

À l’hôpital pour l’instant

Les enjeux financiers sont importants. L’utilisation du bévacizumab permettrait de réaliser « d’importantes économies » à l’Assurance-maladie, indique l’arrêté ministériel. En France, seul le beaucoup plus coûteux Lucentis, développé par Roche et exploité par Novartis, était remboursé. À l’étranger, d’autres pays européens et les États-Unis avaient déjà recours à l’Avastin.

Le laboratoire Roche justifie sa position en mettant en garde contre un risque d’infection : « La forme actuelle d’Avastin n’est pas adaptée à une administration intravitréenne (...) notamment en l’absence de conservateur. » L’argument n’a pas tenu auprès de la Commission de l’ANSM, qui a rendu à l’unanimité fin mars un avis favorable à l’octroi de la RTU suite à un travail d’évaluation des nombreuses données disponibles. Dénonçant un « Yalta entre Roche et Novartis », le Dr Claude Pigement, vice-président de l’ANSM, avait déclaré « les choses sont claires », Roche « ne veut pas empiéter sur le territoire de Novartis, à travers Lucentis ».

Pour le moment, l’arrêté rappelle que la RTU est délivrée « dans un cadre hospitalier, dans des conditions strictement encadrées ». La RTU sera renouvelable en fonction « des données d’efficacité et de sécurité issues du suivi des patients ». De la même façon sera décidée, ou non à l’avenir, l’extension de la RTU à la médecine de ville. Selon le Dr Claude Pigement, vice-président de l’ANSM, ce n’est réellement à cette étape « quand ça arrivera en ville, que les économies seront majeures ».

Dr Irène Drogou
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 3 Commentaires
 
lionel v Pharmacien 28.08.2015 à 11h01

L'avastin sera-t-il conditionné en seringues préremplies afin de garantir l'asepsie de l'injection intra-vitréenne ?

Répondre
 
RDZ Médecin ou Interne 28.08.2015 à 22h18

« Bonne question!!! »

Répondre
 
Sabrina V Médecin ou Interne 27.08.2015 à 22h03

« c'est pas trop tot!!! »

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Pollution de l'air : la DGS appelle à la vigilance pour les plus vulnérables

alternee

Alors que l'épisode de pollution de l'air aux particules fines PM10 s'étend sur l'Ile-de-France, les Hauts-de-France, la Normandie, le... Commenter

À Reims, la corpo et le CHU déroulent le tapis rouge aux nouveaux internes

À Reims, la corpo et le CHU déroulent le tapis rouge aux nouveaux internes-1

Le comité des internes de Reims Champagne-Ardenne (CIRC) et le CHU de Reims organisent depuis deux ans une journée pour accueillir les... Commenter

Fils de médecins, Macron défend la « révolution » de la santé  Abonné

MACRON

Plutôt qu'un « catalogue d'espoirs déçus », c'est une « vision, un récit, une volonté » que propose Emmanuel Macron dans son ouvrage «... Commenter

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter