Le grand témoin - Pr Alain Didier : "Le DES d’allergologie est sur les rails"

Le grand témoinPr Alain Didier : "Le DES d’allergologie est sur les rails"

25.05.2016
Selon notre grand témoin, le Pr Alain Didier (CHU Toulouse), il n’y a aucune opposition des pneumologues à la mise en place d’un DES d’allergologie dans le cadre de la prochaine réforme du 3 e cycle.
  • Pr Alain Didier

    Pr Alain Didier : "Le DES d’allergologie est sur les rails"

Les pneumologues seraient-ils opposés à la création d’un DES d’allergologie dans le cadre de la réforme du 3e cycle ? « Non absolument pas. Il y a juste eu un malentendu à un moment. Mais aujourd’hui, tout est clair et nous saluons la mise en place de ce nouveau DES qui permettra aux allergologues d’être formés en quatre ans », souligne le Pr Alain Didier, chef du pôle des voies respiratoires du CHU de Toulouse.

Dans le cadre de cette réforme du 3e cycle des études médicales, le ministère a souhaité la mise en place d’un DES pour les allergologues, en remplacement du DESC d’allergologie et d’immunologie clinique (non qualifiant). « Au départ, le ministère avait envisagé la création d’un DES « Allergologie et immunologie clinique ». Et c’est cette appellation qui a créé un certain émoi dans plusieurs spécialités : la pneumologie mais aussi la rhumatologie, la dermatologie, la néphrologie, la gastro-entérologie ou la médecine interne. Les représentants de ces spécialités ont écrit au cabinet du ministre pour protester contre l’inclusion de l’immunologie clinique dans l’intitulé de ce DES.

« Ces spécialités, en effet, revendiquent le fait d’avoir une partie importante d’immunologie clinique dans leur maquette de formation. Et elles craignaient que la création d’un DES d’immunologie clinique puisse, à l’avenir, leur barrer l’accès à un certain nombre de thérapeutiques », indique le Pr Didier, en précisant que ce mouvement de protestation, dans lequel la pneumologie n’était pas la seule à être engagée, ne visait nullement la création d’un DES d’allergologie.

Face à ces protestations, le ministère a engagé une concertation de plusieurs mois qui a abouti à la création d’un DES d’allergologie. « Cela nous convient très bien et d’ailleurs la mise en place de ce DES a été validée par la sous-section pneumologie du Conseil national des universités (CNU) », précise le Pr Didier. D’une durée de quatre ans, ce DES d’allergologie comprendra une première année commune avec la médecine et l’infectiologie (il s’agira donc d’un co-DES). « Après ce socle commun, les allergologues auront leur propre parcours de formation. Le fait que les allergologues disposent de leur DES ne pose donc aucun problème car leurs pratiques sont complémentaires de celles des autres spécialistes d’organe concernés par l’allergologie », indique le Pr Didier.

Les spécialités d’organes ont aussi été rassurées par la mise en place, dans le cadre de cette réforme du 3e cycle, d’une Formation spécialisée transversale (FST) en allergologie. « Cela permettra aux pneumologues mais aussi aux dermatologues, pédiatres, ORL ou internistes, qui le souhaitent, d’avoir un complément de formation dans ce domaine, ce qui, là aussi, est une excellente chose pour couvrir les besoins en allergologie compte tenu de la fréquence des pathologies concernées », estime le Pr Didier.

D’après un entretien avec le Pr Alain Didier, chef du pôle des voies respiratoires du CHU de Toulouse

Antoine Dalat
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
docpneumo Médecin ou Interne 15.06.2016 à 16h41

L'allergologie une spécialité ? catastrophique... Si cela avait une spécialité avant, on utiliserait encore la poussière de maison, la candidine et tous ces trucs alchimiques. Déjà la sublinguale pas Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Environ 25 % de dépenses d'assurance-maladie inutiles, selon Agnès BuzynPertinence des soins : où sont les marges ?

Abonné
PERTINENCE

Actes inutiles, examens redondants, gaspillages, mauvaises pratiques : érigée en priorité, la pertinence des soins est l'un des principaux... 1

À 89 775 euros, hausse timide du revenu moyen des médecins libéraux en 2016

revenus impots

Le cru 2016 des revenus nets des médecins libéraux (BNC, après charges et avant impôt) s'est révélé très moyen, détaille la Caisse autonome... 3

Bientôt un numéro d'appel unique pour aider les médecins qui souffrent

ENTRAIDE

Repérer les médecins en souffrance, prévenir les suicides, les aider à se soigner voire à se reconvertir : tel est l'esprit de la... 4

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter