Maladie de Parkinson - La prendre en considération

Maladie de Parkinson La prendre en considération

15.12.2014
La douleur du patient parkinsonien, fréquente et parfois sévère, est sous- estimée et souvent insuffisamment prise en charge.

Différents symptômes de la maladie de Parkinson sont particulièrement douloureux : les crampes, les dystonies, les déformations ostéo-articulaires… mais il existe aussi des douleurs neuropathiques. Une étude réalisée au CHU de Toulouse a montré que 62 % des patients parkinsoniens souffraient de douleur chronique (deux fois plus qu’un groupe de patients non parkinsoniens). Ces patients étaient plus jeunes, leurs douleurs étaient plus sévères et l’anxiété était un facteur favorisant. Les membres inférieurs étaient les plus touchés (53 %) alors que dans la population générale, il s’agit le plus souvent de lombalgie. Leur qualité de vie était très altérée.

Des mécanismes variés

L’origine de ces douleurs reste très discutée. L’intrication entre les différents tableaux douloureux suggère des mécanismes variés. On peut distinguer deux grands groupes de symptômes : les douleurs d’origine centrale en lien direct avec le déficit dopaminergique et les douleurs d’origine périphérique conséquences des signes moteurs de la maladie (dystonie, dyskinésie, rigidité, crampes musculaires, déformations, arthralgies…)

Les douleurs d’origine centrale sont très souvent rattachées aux fluctuations motrices en période « off ».

Il existe un équilibre physiologique entre les systèmes dopaminergiques, sérotoninergiques et noradrénergiques également impliqués dans les contrôles inhibiteurs de la douleur. L’introduction de la L-Dopa modifie cet équilibre et pourrait de ce fait améliorer un certain nombre de douleurs, mais le rôle de la dopamine reste encore controversé.

« En ce qui concerne la prise en charge, la douleur reste sous-traitée chez les patients parkinsoniens : moins de la moitié des patients reçoivent un analgésique et aucun médicament n’a fait la preuve de son efficacité dans cette indication », a souligné le Dr Olivier Rascol (CHU Toulouse). Les malades sont généralement fatalistes, déprimés et ils n’en parlent pas. Il y a encore beaucoup à faire…

D’après la communication du Dr Olivier Rascol (Toulouse)

Christine Fallet
Source : Le Quotidien du Médecin n°9374

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